jeudi 14 janvier 2016

Sylvia de Leonard Michaels


Résumé


Un amour passionnel unit Leonard à Sylvia dans le New York des années soixante. Lui est un écrivain tourmenté, elle une amante excessivement jalouse et possessive. Vivant au rythme halluciné du Greenwich Village de l'époque, celui du jazz de Miles Davis et de la prose de Kerouac, Leonard nie la réalité, refusant de voir l'issue tragique où l'entraîne sa relation destructrice... 


Publié pour la première fois en 1992
150 pages





Ce que j'en pense

Ce petit livre traitait dans ma bibliothèque depuis bien longtemps maintenant. En cherchant un nouveau roman à lire, je suis tombée sur celui-là et après avoir lu le résumé, je me suis dit que j'avais bien envie de le lire maintenant.

Sylvia est une histoire d'amour autobiographique entre Leonard et Sylvia. Leonard est un jeune homme des plus normaux, alors que Sylvia est dérangée au plus haut point. Tout au long du roman, on se demande comment un homme si bon, si tendre peut aimer une femme comme elle. À plusieurs reprises, Leonard réalise que Sylvia est déséquilibrée mentalement et qu'elle fait exprès de lui faire du mal. Parfois, elle lui dit certaines choses dans le seul but de le blesser. Pourtant, il ne la quitte pas. Lui qui rêve d'écrire, il ne peut même pas s'enfermer tranquille dans une pièce, car Sylvia se sent alors délaissée et elle pense que Leonard ne l'aime plus. Il lui arrive même pas de tirer le téléphone contre le mur, ou même la machine à écrire de Leonard. Elle est folle, elle est méchante, il n'y a rien de bon en elle. Je sais que certaines personnes, comme Leonard, mettrait tout sur le dos de la maladie mentale... mais tout de même, elle n'essaie même pas d'aller mieux ou d'être gentille avec Leonard.  Franchement, cette femme est un monstre.

« Sylvia a découvert en moi une maladie sentimentale handicapante. Nous l'alimentions chacun à notre façon. Je n'étais pas gentil, pensai-je, alors qu'elle était un précieux mécanisme dont les ressorts et les engrenages d'une extrême fragilité avaient été brutalement endommagés par le chagrin. Cette peine lui donnait accès à la vérité. Si Sylvia disait que j'étais méchant, elle avait raison. J'en ignorais la raison, mais c'était parce que j'étais méchant. Aveuglé par la méchanceté. »

Leonard est un homme très fidèle et qui prend bien longtemps à réaliser que sa vie serait mieux sans Sylvia. Pourtant, même s'il le sait, il n'arrive pas à s'éloigner d'elle bien longtemps. C'est triste, car un homme comme lui mérite qu'on l'aime à sa juste valeur. Il a tout fait pour Sylvia et elle ne l'a jamais remercié. Je pense que, juste pour ça, jamais je ne pourrai apprécier cette femme. 

Le côté autobiographique de ce récit est troublant. Dès les premières pages, dès les premières chicanes, on se demande comment une relation aussi malsaine peut perdurer. Dans les années soixante, les maladies mentales étaient très tabous, alors c'est sûrement pour cette raison que Leonard a toujours choisi d'endurer les sautes d'humeurs de sa compagne. Il a été un amoureux et un mari hors pair pour cette femme et j'espère qu'elle réalise qu'elle ne l'a jamais mérité. 

« Je décrivais nos disputes dans un journal intime car j'étais de moins en moins capable de me rappeler comment elles débutaient. Une insulte proférée par inadvertance, puis une colère disproportionnée. Je ne savais pas pourquoi cela arrivait. J'étais l'objet d'une terrible fureur, mais qu'avais-je fait ? Qu'avais-je dit ? Parfois, j'avais l'impression que cette rage n'était pas vraiment dirigée contre moi. Je me trouvais simplement sur la ligne de tir[...]. »

À mes yeux, le point le plus fort de ce roman est l'écriture de l'auteur. Leonard Michaels est un écrivain qui a été trop peu connu. Pourtant, sa plume est exceptionnelle, très poétique et enivrante. Même si l'histoire relatée est atroce, la plume de Leonard Michaels nous charme complètement.

Pour conclure, je pense qu'il est important de lire ce roman pour réaliser à quel point certaines relations peuvent être malsaines. Il est extrêmement rare qu'elles le soient à ce point, mais je pense que lire ce petit roman peut faire ouvrir les yeux des gens sur leur propre relation. De plus, avec ses 150 pages, il se lit très bien.

« Il aurait été facile de quitter Sylvia. Si cela avait été difficile, je l'aurais peut-être fait. » 

★★★☆☆

dimanche 10 janvier 2016

La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Résumé
À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Publié en 2012 aux Éditions De Fallois
 854 pages


Ce que j'en pense

En mai 2015, j'ai acheté ce roman, car il me donnait vaguement envie. Je n'en avais jamais entendu parler, mais en feuilletant quelques pages, l'histoire me semblait prometteuse. Je n'aurais pas pu mieux dire, car ce livre a été un gros coup de coeur et il fait parti de la liste des meilleurs livres que j'ai lus de ma vie. 

Le résumé sur la quatrième de couverture décrit très bien l'histoire, alors je ne pense pas que ce soit nécessaire que j'en rajoute. Cependant, laissez-moi vous dire à quel point cette histoire est prenante, à quel point je combattais le sommeil afin de pouvoir lire juste une page de plus, juste un chapitre de plus... Durant les 800 pages, on ne cesse de découvrir de nouvelles choses, car cette histoire concernant la mort de la petite Nola est bien plus sordide qu'on pourrait le croire. Jamais je n'aurais deviné le meurtrier. Ce qui m'a plu, c'est qu'il y a plusieurs histoires toutes mélangées ensemble. On veut savoir qui a fait du mal à Nola, mais on veut aussi savoir ce qui s'est réellement passé entre Harry et elle. De plus, on est curieux de voir comment Marcus va s'en sortir avec l'écriture de son roman sur l'enquête qu'il mène. Bref, ce roman nous tient en haleine du début à la fin, de A à Z. 

« - Mais Harry, tout est dans votre livre !
- Tout, Marcus, tout. Mais personne n'a jamais cherché à comprendre. Tout le monde a fait de grandes analyses de textes, en parlant d'allégories, de symboles et de figures de style dont je ne maîtrise même pas la portée. Alors que tout ce que j'avais fait, c'était écrire un livre sur Nola et moi. »

Pour ce qui est des personnages, il est important de savoir qu'il y en a énormément, mais que ce n'est jamais perturbant. Marcus, surnommé Le Formidable durant sa jeunesse, est un homme qui veut paraître parfait devant tout le monde. Il veut être admiré de tous et j'avoue que ça m'a énervé. À un moment, je me demandais si j'allais aimer ma lecture à cause de lui... Puis, la même chose est arrivé avec Harry: il m'exaspérait et je ne le supportais plus. Et c'est arrivé avec Nola, avec Jenny, avec tous les autres personnages.. Et c'est là que j'ai réalisé l'ampleur de ce roman: Joel Dicker peint un portrait de la société normale. Dans la vie, on ne peut jamais être en accord avec les choix de tout le monde, même de nos proches. Ça ne veut pas dire qu'on ne les aime pas pour autant. C'est pourquoi je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé le personnage de Marcus, car il est humain et il fait des erreurs comme tous les autres. Cela va de même pour les autres personnages.
Je ne peux pas parler des personnages sans parler de la relation qui unit Marcus et Harry. Ils sont amis, ils sont frères: ils tiennent tellement l'un à l'autre. Malgré leur différence d'âge, ils ont grandi ensemble. Harry a appris d'innombrables choses à Marcus, mais je pense que le contraire est aussi vrai. Sans Marcus. la vérité sur Nola n'aurait jamais été dévoilé. Ce duo est l'un de mes préférés, et de loin. Je ne vous mens pas: je pense que j'aurai du mal à me remettre de ce roman.
Un autre aspect fascinant concernant les personnages est que, comme il y a 800 pages, Joel Dicker a bien pris le temps de nous dévoiler certaines parties de la vie de ses personnages. Au début, il m'arrivait de me dire que ces passages étaient insignifiants, qu'ils ne servaient à rien. Mais non ! Plus on avance, plus on réalise que tout est lié et que tout le monde a vécu ce drame du mieux qu'il a pu. 

« Si les écrivains sont des êtres si fragiles, Marcus, c'est parce qu'ils peuvent connaître deux sortes de peines sentimentales, soit deux fois plus que les êtres humains normaux : les chagrins d'amour et les chagrins de livres. Écrire un livre, c'est comme aimer quelqu'un : ça peut devenir très douloureux. »

Un fait intéressant est que chaque chapitre commence à un conseil de Harry pour Marcus. Il concerne soit l'écriture, la boxe ou simplement la vie. Ces petits passages sont de loin ceux que j'ai préféré.  En avançant dans la lecture, on réalise aussi que chaque conseil nous donne une idée de ce que parlera le prochain chapitre. De plus, pour accentuer le suspense, les chapitres sont en ordre décroissant ce qui fait qu'on est bien conscient du compte à rebours qui est en cours. 
L'écriture de Joel Dicker est une belle révélation pour moi. J'ai noté plusieurs beaux passages et ses mots m'ont charmé. Je n'ai rien de négatif à dire à ce sujet. Je pense que sa plume peut plaire à un grand nombre de gens puisqu'elle est douce, mais cru par moments.

Bref, comment vous faire comprendre à quel point j'ai adoré ce roman ? J'y pense encore et j'ai presque envie de le relire malgré son nombre de pages. Je suis loin d'être une fan de thriller, mais je vous le dis: celui-ci mérite d'être lu. C'est un bijou, une merveille. Je suis tellement contente d'avoir pris l'initiative de le lire. Faites comme moi et n'attendez plus !
Sur ce, je vous laisse sur cet extrait qui dit ce que j'ai toujours cherché à expliquer:

« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé. »

★★★★★

lundi 4 janvier 2016

Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven


Résumé

L'histoire d'amour de Violet qui réapprend à vivre avec Finch qui veut mourir. 

« Je voudrais te poser une question. Crois-tu que ça existe, un jour parfait ? »




Publié en 2015 aux Éditions Gallimard Jeunesse
370 pages







Ce que j'en pense

À chaque fois que j'allais en librairie, ce livre me faisait de l'oeil. À chaque fois, je le prenais dans mes mains, je le regardais longuement et je le reposais puisque je le trouvais assez cher (30$). Le 24 décembre, c'est avec le plus grand des bonheurs que j'ai déballé ce livre. Je remercie grandement mon frère de me l'avoir offert.

Tous nos jours parfaits raconte l'histoire d'amour de Theodore Finch et de Violet Markey, deux jeunes adolescents qui sont habités par de grandes souffrances. Eleonor, la soeur aînée de Violet, est décédée dans un accident de voiture et, depuis, Violet ne monte plus en voiture et elle n'écrit plus. En d'autres mots, elle a arrêté de vivre et elle se contente d'exister. Finch, tant qu'à lui, vit dans une drôle de famille. Ses parents sont séparés et sa mère ne s'occupe pratiquement pas de lui. Il voit son père tous les dimanches, mais les deux hommes ne s'apprécient guère. À l'école, tout le monde le surnomme le « felé » et il a très peu d'amis. Par dessus tout ça, il est victime de graves sautes d'humeurs qu'il n'arrive pas à contrôler. Bref, Violet et Finch ont du mal à trouver un certain bien-être. 
Leur rencontre a donc lieu sur le toit de l'école, au bord du vide. Les deux y sont pour se suicider. Cependant, Finch finit par convaincre Violet de ne pas sauter et ils redescendent tous les deux. Drôle de rencontre, direz-vous, mais cette rencontre changera leur vie à tout jamais. Pour le meilleur et pour le pire...

« Je connais assez bien la vie pour savoir qu'on ne peut pas compter sur les choses pour demeurer telles qu'elles sont, ou rester à portée de main, même si on ne souhaite que ça. On ne peut pas empêcher les gens de mourir. On ne peut pas les empêcher de partir. On ne ne peut pas s'empêcher soi-même de partir non plus. Je me connais assez pour savoir que personne ne peut me tenir éveillé, m'empêcher de sombrer dans le Grand Sommeil. Ça ne tient qu'à moi. Mais bon sang, que cette fille me plait. »

Dès le premier chapitre, nous sommes dans la tête de Finch. On se laisse facilement charmer par son côté différent et assez bizarre. En effet, Finch change souvent de style, de personnalité. Parfois, il prend un accent australien, d'autres fois un accent britannique. Son style est constamment en changement: il peut passer du bad boy au clochard sans perdre une once de charme. C'est simple: j'adore Theodore Finch. Il m'a beaucoup rappelé Holden de l'Attrape-coeurs ce qui joue en sa faveur. Il est attachant et j'aurais aimé que le livre ne se termine jamais juste pour continuer à découvrir tout ce qui se passe dans sa tête. 
Violet, tant qu'à elle, m'a bien plu, mais pas comme Finch. Avant la mort de sa soeur, elle faisait parti de la bande populaire de l'école et elle sortait avec le garçon parfait. Après la perte d'Eleonore, plus rien de cette vie ne l'intéresse. Lorsqu'elle rencontre Finch, elle a le même réflexe que tout le monde: elle le renie et ne veut rien savoir de lui. Avec le temps, elle décide de devenir amis avec lui et j'ai aimé qu'elle apprenne à le connaître sans trop le juger. Finalement, la jeune fille ne m'a pas marquée comme Theodore, mais j'ai apprécié être témoin de son évolution tout au long de son deuil. 

Dans ce roman, il y a beaucoup d'allusions à d'autres livres et même si ce n'est pas toujours important, ça m'a fait sourire à chaque fois. Dans une phrase, mes deux livres préférés, La Cloche de Détresse et L'Attrape-coeurs, sont nommés. Je pensais rêver tellement j'étais contente. C'est idiot, mais c'est vrai. 

« J'ai appris qu'il y avait du bon dans ce monde, si on prend la peine de bien chercher. J'ai appris que tous les êtres humains ne sont pas forcément décevants, moi y compris, et j'ai appris qu'un tas de terre de trois cent quatre-vingt-sept mètres peut sembler plus haut qu'un clocher quand on s'y perche avec la bonne personne. »

L'écriture de Jennifer Niven est charmante et enivrante. J'ai noté plusieurs passages que je m'amusais à relire et à relire. Cependant, je pense que j'aimerais relire ce livre en Anglais afin de lire la version originale sans traduction. Un effet intéressant de la narration et qu'à chaque chapitre, elle change. Comme ça, on est dans la tête des deux personnages et on peut mieux comprendre leurs visions des évènements.

Bref, je vois bien que ma chronique commence à s'allonger, mais je ne pouvais faire autrement. Je conseille ce roman à tout le monde qui ont aimé Nos étoiles contraires ainsi que Eleonor & Park (comme mentionné sur la quatrième de couverture). De plus, ce roman traite de maladie mentale, alors je pense que tout le monde doit se sensibiliser à ce sujet. Sur ce, n'hésitez plus et foncez lire ce livre !

« Je me souviens de sa main dans la mienne, de la sensation que quelqu'un, que quelque chose m'appartenait. » 

★★★★★

vendredi 1 janvier 2016

(Bilan) BONNE ANNÉE 2016 !



En ce premier janvier, il était important pour moi d'écrire un petit quelque chose. 
Tout d'abord, je vous souhaite à tous une bonne année 2016, j'espère qu'elle sera remplie de bonnes surprises et de bonheur. Côté résolution, je n'en ai pas vraiment. Toutefois, j'aimerais bien commencer à intégrer le végétarisme dans ma vie. J'y pense depuis un moment déjà et quoi de mieux qu'une nouvelle année pour se motiver ? 
Du côté lectures, je me lance un petit défi: j'aimerais lire au moins 52 livres cette année, ce qui revient à un livre par semaine. Avec l'école, ce n'est pas toujours évident de lire mes livres personnels, mais je pense que je peux y arriver. 

Pour revenir un peu en arrière, en décembre, j'ai lu 4 livres. Ce n'est pas grand chose, mais j'ai fait de belles découvertes avec ces quatre lectures, alors je suis comblée. J'aurais pu lire davantage, mais vers la fin du mois, j'ai découvert la série Pretty Little Liars alors la lecture a été mise de côté... 

Sur ce, je vous souhaite de belles lectures et de belles découvertes dans toutes les sphères de votre vie. Prenez soin de vous et de vos proches.

2016, PLEASE BE GOOD TO ME

samedi 26 décembre 2015

Un jour, peut-être ? de Colleen Hoover

Résumé

Sydney, 22 ans, a tout pour elle : le mec parfait, Hunter, un bel avenir et un superbe appart' en coloc avec sa meilleure amie. Jusqu'au jour où, grâce à Ridge, son mystérieux voisin musicien, elle tombe de haut : Hunter la trompe dès qu'elle a le dos tourné. Sydney décide alors de tout plaquer. Faute de moyens, elle est hébergée chez Ridge. Ensemble, ils composent des chansons. Elle vibre lorsqu'il lui joue ses magnifiques mélodies à la guitare. Mais le coeur de Ridge est pris depuis bien longtemps. Pourtant, de son côté, il ne peut ignorer la force silencieuse qui le pousse vers Sydney. Ensemble, ils vont comprendre que les sens ne peuvent jamais trahir le coeur...


Paru aux Éditions Hugo et Compagnie en 2015
388 pages





Ce que j'en pense

Quel bonheur de tomber sur ce livre par pur hasard à la bibliothèque ! Cet auteur me faisait de l'oeil depuis tellement longtemps. Je n'avais aucune idée quel livre lire de Colleen Hoover, mais le choix s'est imposé par lui-même. 

Dans Un jour, peut-être ?, nous faisons la rencontre d'une jeune femme très attachante: Sydney. Elle est belle, drôle et intelligente. Le jour de son anniversaire, elle apprend que son copain a été infidèle à plusieurs reprises et elle décide alors de le quitter. Comme elle n'a que très peu d'argent et qu'elle ne souhaite pas aviser ses parents de sa situation, Ridge, son voisin, lui permet de rester chez lui. Là-bas, elle commence à écrire des chansons avec ce dernier et son petit coeur qui essaie pourtant de guérir a bien du mal à contrôler ses émotions lorsqu'elle est près de Ridge. 

Les deux personnages principaux sont Sydney et Ridge. Sydney, comme mentionné plus tôt, est adorable et on voit bien qu'elle veut absolument bien faire et qu'elle ne veut pas blesser personne comme elle a été blessée. De ce fait, quand elle apprend que Ridge a une copine de longue date, elle fait son possible pour faire disparaître les sentiments naissants qu'elle ressent. Ce côté honnête de sa personnalité m'a grandement plu, car c'est une qualité qui se fait rare. Ridge. tant qu'à lui, est une perle rare. Je pense que n'importe qui aimerait l'avoir comme amoureux. Il est attentionné, doux et tendre. Il a une particularité très rare que je ne nommerai pas, mais je pense que ça le rend encore plus attachant, car on souhaite en découvrir davantage. Bref, les deux personnages sont merveilleux. 

« Je voudrais savoir comment tu chantes les paroles de mes chansons alors que je ne les ai pas encore écrites. »

Un jour, peut-être ? est un livre qui se lit rapidement et qui doit être lu rapidement, je pense. En fait, je me demande comment quelqu'un peut traîner cette lecture sur plus que trois jours... J'étais tellement plongée dans l'univers de ce roman que tout ce que je voulais, c'était lire, lire et lire !

Un thème important du roman est la musique. Elle est partout. Sur la couverture du roman, il est écrit que les chansons qui ont été écrites pour ce livre sont disponible sur un site Internet, mais je n'ai jamais été capable de trouver la liste de chansons... Je pense que tous les amoureux de musique se sentiront concernés à travers cette lecture.

Si on se fit à tout ce que je viens d'écrire, on pourrait penser que j'ai eu un coup de coeur pour ce livre. Mais ce n'est pas le cas. J'ai adoré ma lecture, mais le coup de coeur n'y est pas. Je pense que j'aurais eu besoin de belles citations, de belles phrases, d'une écriture plus poétique. Ainsi, j'aurais eu un coup de coeur. Mais on ne peut pas tout avoir !

Bref, comme vous pouvez le constater, j'ai passé un excellent moment en lisant ce roman. Je le recommande à tous les amoureux de romance, de belles histoires et surtout de musique !

★★★★☆

samedi 19 décembre 2015

Pourquoi j'aime l'hiver ?


Depuis ma plus tendre enfance, je me souviens à quel point j'étais emballée lorsque la première neige tombait enfin. En général, c'était assez tôt. Parfois, vers la fin octobre, on avait droit à quelques flocons. Ça faisait des hivers assez longtemps, mais j'ai toujours préféré le froid à la chaleur. 

Cette année, l'hiver a bien pris son temps avant de s'installer. En fait, à l'heure où j'écris ces lignes, il n'est même pas tout à fait installé. Le sol est encore vert avec quelques taches blanches et la température est clémente. La seule chose que je souhaite, c'est qu'il y ait de la neige pour Noel. Un Noel sans neige... ce n'est pas un Noel digne du Québec. 

Dame Nature, fais ton travail s'il vous plait.

Pourquoi j'aime l'hiver ? 

• La neige. C'est beau, c'est apaisant. Quand elle tombe en gros flocons, il n'y a pas grand chose qui soit plus beau.

• Les vacances. Tout le monde est en vacances, alors je peux en profiter pour passer du temps avec ma famille et avec mes amis que je n'ai pas toujours le temps de voir quand je suis à l'école.

• La frénésie des Fêtes. Les quelques jours avant Noel sont certainement mes préférés. On doit tout préparer, les décorations, la nourriture, les cadeaux. C'est amusant et ce sont de beaux souvenirs. En fait, tout ce qui se rapporte à Noel et aux Fêtes du Nouvel An est magique.

• Les breuvages chauds. Je suis une fanatique inconditionnelle de chocolats chauds et de thés. Avec l'hiver, le plaisir de boire ces boissons revient et juste à y penser, ça me réchauffe de l'intérieur.

• La nouvelle Année. Quoi de plus motivant que de commencer une nouvelle année ? J'ai des projets plein la tête, des idées, des résolutions... Le 1er janvier, on est tous plein de bonnes intentions.

• Les chandails chauds. J'en possède une tonne et à chaque année, j'en achète. Je ne peux tout simplement pas me passer de ces pulls de laine. De plus, cette année, je me suis découvert une nouvelle passion pour les cols roulés !

• Les histoires de Noel. Que ce soit les films ou les livres, rien ne me rend plus heureuse qu'une bonne histoire durant la période des Fêtes. Certes, elles ont souvent toutes un petit côté cliché, mais on s'y laisse prendre quand même. 

Bref, durant l'hiver, j'aime tout ce qui réchauffe et tout ce qui est magique. 
Et vous ?

mercredi 16 décembre 2015

Wild Cards T.1: Attirance et confusion de Simone Elkeles

Résumé

Ashtyn croyait sa vie sur des rails jusqu'à l'université. Elle n'avait pas prévu qu'elle serait élue capitaine de son équipe de football américain et que son petit ami, footballeur lui aussi, le prendrait si mal.
Elle n'avait pas imaginé, surtout, qu'un garçon comme Derek, provocateur et terriblement séduisant, viendrait semer le trouble dans son existence bien réglée.
Ashtyn pourrait craquer et se laisser aller, mais elle n'est sûre que d'une chose: les garçons comme Derek, pour qui la vie est un jeu, finissent toujours par vous quitter. Et rien ne lui fait plus peur que l'idée d'être abandonnée...


Paru aux Éditions La Martinière Jeunesse en 2014
349 pages




Ce que j'en pense

Quand j'ai vu ce livre dans les nouveautés de la bibliothèque, je me suis dit: pourquoi pas ? J'avais déjà lu Irrésistible alchimie du même auteur et je me souvenais avoir passer un bon moment. Alors, avec les examens de fin de session, c'est d'un livre comme ça dont j'avais de besoin. 

L'histoire débute avec une Ashtyn sûre d'elle-même et indépendante. Bien avant l'arrivée de Derek, les embrouilles commencent à s'empiler et Ashtyn ne sait plus où donner de la tête. Déjà, elle fait parti d'une équipe de football américain où elle est la seule fille, alors ce n'est pas de tout repos. Derek entre dans la vie d'Ashtyn, car sa soeur, Brandi, est la belle-mère de Derek et ils déménagent chez elle pour un certain temps. Leur première rencontre est catastrophique, mais bien drôle. S'ensuit des querelles sans fin entre les deux jeunes, mais aussi quelques beaux moments qui sont souvent trop courts. Ainsi, Ashtyn et Derek devront trouver le moyen de s'entendre, même si tout semble les opposer.

Ashtyn est un personnage que j'ai dû apprendre à apprécier. Elle désire tellement tout contrôler que c'en est énervant, alors elle ne me plaisait pas beaucoup. Cependant, quand on commence à découvrir ses secrets et son petit côté sensible, elle m'a davantage plu. Pour ce qui est de Derek, je dois dire que je l'ai apprécié dès les premières lignes. Il est arrogant, mais grâce à la narrative subjective, on voit bien qu'il n'est jamais mené de mauvaises intentions envers Ashtyn. Il a lui aussi un passé assez douloureux, alors je me suis immédiatement attaché à lui. Pour ce qui est des autres personnages, j'ai bien aimé la grand-mère de Derek qui n'apparaît que vers la fin. C'est une dame déterminée et autoritaire, mais qui sait être charmante. 

La relation des deux adolescents est un peu cliché, mais on embarque bien quand même. Ils se détestent, s'apprécient, se détestent, s'apprécient. C'est un peu le jeu du chat et de la souris. À travers leur relation, ils cheminent grandement en tant qu'individus et c'est ce qui m'a le plus plu. Derek apprend à se battre pour ce qu'il désire vraiment et Ashtyn découvre que ce n'est pas tout le monde qui est sur cette Terre pour l'abandonner. 

« - Je n'ai rien fait avec la fille que tu as vue ce soir, dit-il enfin. Elle voulait que je l'emmène à l'étage, mais je ne l'ai pas fait.
- Pourquoi ?
Pendant un long moment, il ne répond pas. Mais il finit par prendre la télécommande et coupe le son de la télé. Il se passe une main dans les cheveux, je retiens ma respiration. Il se tourne alors vers moi, ses yeux transpercent les miens, et il dit finalement:
- Pour toi. »

Bref, je suis bien contente d'avoir lu un second livre de Simone Elkeles. Je pense bien retenter l'expérience un jour, mais pas à la suite de ce premier tome puisqu'il traite des autres personnages et que ça ne m'intéresse pas forcément. Par contre, si vous avez envie d'un petit moment de détente sans prise de tête, ce livre est pour vous.

★★★☆☆