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lundi 18 avril 2016

Journal d'un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

Résumé

« Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent.
Quand la réalité dépasse la (science-)fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi.
Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »




Publié aux éditions Albin Michel en 2016
225 pages




Ce que j'en pense

Pour mon anniversaire, mon copain m'a offert ce livre en cadeau. Dès que je l'ai eu entre les mains, je n'ai pas pu m'empêcher de le commencer. Comme j'avais hâte de retrouver la plume de Mathias Malzieu !

Journal d'un vampire en pyjama est une autobiographie qui raconte l'histoire de l'auteur de novembre 2013 à décembre 2014. Durant cette année, Mathias Malzieu fait face à une grave maladie. Je ne saurais vous dire le nom exact de sa maladie, car il emploie beaucoup de termes médicaux qui me sont complètement inconnus. En gros, ses anticorps, au lieu de le défendre, commencent à l'attaquer comme s'il était un virus. « - Je m'explique : vous n'avez pas de cellules malignes, ce sont vos propres anticorps qui se retournent contre vous et attaquent vos cellules... Ils se comportent avec votre moelle osseuse comme avec un virus, on ne sait pas vraiment pourquoi. » Il est donc forcé de subir plusieurs traitements, plusieurs transfusions afin de rester en vie. Mathias Malzieu croit alors devenir un vampire, car comme eux, il se nourrit du sang des autres d'où le titre de son roman. Cela ajoute une touche d'humour à un univers très sombre.

Bien entendu, vous comprendrez qu'il n'y a pas de réel intrigue à ce roman, car on sait bien que Mathias Malzieu est encore en vie aujourd'hui. Toutefois, il y a un certain suspense à savoir à quel point sa maladie va s'aggraver ou s'améliorer. On demeure sans arrêt sur le qui-vive, car sa maladie est très imprévisible. Ce qui est touchant dans cette histoire, c'est que l'écrivain se livre totalement à ses lecteurs. Il n'a pas peur d'avouer à quel point il était faible, à quel point il souffrait. C'est beau à lire, malgré toute la souffrance qui en découle.

« Ma seule possibilité de résister, c'est d'écrire. L'urgence fait pousser des graines de livres en moi. Je les arrose toutes et m'applique à penser que je vais trouver mon haricot magique pour crever le plafond de l'hôpital. »

Ce que j'ai le plus aimé dans ce roman, c'est de voir à quel point l'auteur déborde d'imagination. À lire ses livres, on s'en rend bien compte, mais son quotidien est lui aussi digne d'un roman. Il invente sans arrêt des mots pour décrire son amoureuse, son appartement. Le plus impressionnant est le jeu de mot qu'il fait avec « l'épée de damoclès » : il crée un personnage que lui seul voit appelé Dame Oclès. Cette femme se tient toujours à ses côtés, prête à l'emporter vers la mort avec elle à tout moment. Honnêtement, son écriture est tellement imagée que je me demande comment c'est possible de penser à tout ça.

Malgré mon amour inconditionnel pour cet auteur, son dernier livre ne m'a pas charmée autant que je l'espérais. Certes, j'ai passé un excellent moment à lire ce livre, mais il manquait un petit quelque chose, une petite étincelle. Je pense que je préfère lorsque Mathias Malzieu s'éloigne davantage de la réalité, qu'il crée un monde fantastique exceptionnel.

« Le problème est que je donne beaucoup plus que ce que j'ai. Je suis le plus con des dragons. Celui qui crache des étincelles et se crame les ailes avec. »

Si ce roman vous intéresse, je vous conseille d'au moins lire La Mécanique du coeur avant ce livre-ci, car l'auteur en fait allusion à de nombreuses reprises. Il fait aussi allusion à ses autres livres, mais un peu moins. Je pense qu'il est plus agréable de lire Journal d'un vampire en pyjama si les autres œuvres de Mathias Malzieu vous sont familiers. 

Bref, je suis heureuse d'avoir lu ce livre simplement parce que Mathias Malzieu en est l'auteur. Sa plume est certainement parmi mes favorites et je pourrais passer mes journées à ne lire que ses livres. C'est un auteur qui vaut la peine d'être lu !

★★★☆☆

mercredi 30 mars 2016

Elle et lui de Marc Levy

Résumé

Un site de rencontres les a réunis.
Ils ne sont pas devenus amants, mais amis.
Et ils comptent bien en rester là...

Elle est actrice. Lui écrivain.
Elle s'appelle Mia. Lui Paul.
Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais.
Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment.
Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas.
Elle se sent seule. Lui aussi.
Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses.
Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus.


Publié en 2015 aux éditions Robert Laffont
386 pages




Ce que j'en pense

Pour finir le mois de mars et atteindre mon objectif de 4 livres lus par mois, je me devais de trouver un livre simple et facile à lire. Quand mes yeux se sont posés sur ce livre, je me suis dit que c'était le moment idéal, sinon je ne le lirais jamais. 

Elle et lui raconte l'histoire d'une actrice, Mia, et d'un écrivain, Paul. Mia a besoin de changer de vie: elle n'aime plus son mari et elle souhaite s'éloigner de lui le plus rapidement possible. Elle part donc en voyage à Paris pour retrouver son ami d'enfance, Daisy. Paul, tant qu'à lui, est un écrivain qui a un succès fou en Corée, mais aucun renom en France. Il s'est aussi entiché de sa traductrice coréenne avec qui il partage une drôle de relation à distance. Originaire de San Francisco, il est venu s'installer en France pour s'éloigner de tout le monde et se ressourcer. Ces deux personnages sont habités d'une grande tristesse qui tenteront de guérir du mieux qu'ils le peuvent.

« - Pleure tout ton saoul, pleure si ça t'apaise. Les chagrins d'amour font un mal de chien, mais le vrai malheur, c'est quand la vie est un désert. »

Ce qui est intéressant, avec ce livre, c'est qu'il reprend les personnages de Et si c'était vrai, le premier roman de Marc Levy: Arthur, Lauren et Paul. Les deux premiers ne sont pas très présents dans l'histoire, mais ils ont une place importante dans le coeur de Paul et ça se ressent. Ce n'est pas nécessaire d'avoir lu Et si c'était vrai pour comprendre ce livre-ci, mais certains allusions ne peuvent être comprises que si on a lu le premier livre de Marc Levy. J'ai bien aimé les retrouver, c'est certain.

Paul et Mia se rencontrent d'une drôle de façon grâce à un site de rencontre. Dès les premiers instants, une forte connexion s'établit entre eux. Toutefois, c'est très clair: ils ne peuvent être qu'amis. Du coup, ce livre, c'est une grande histoire d'amitié. Autant entre Paul et Mia, qu'entre Mia et Daisy et même qu'entre Paul, Lauren et Arthur. Je pense que c'est un des points forts de Marc Levy: avant même de créer des histoires d'amour passionnantes, il crée des personnages qui partagent une amitié indestructible. À chaque fois, j'accroche. Les deux protagonistes passeront d'agréables moments ensemble et rapidement, ils n'arriveront plus à se passer l'un de l'autre. Cependant, vous vous doutez bien que tout n'est pas rose et que le destin joue parfois de drôles de tours. 

J'ai beaucoup aimé Paul et Mia, quoique j'aie eu un penchant pour Paul. Il est sensible, drôle et fidèle à ses convictions. Il m'a touché et il m'a fait rire. Mia, elle, m'a un peu déçue avec son désir de vouloir à tout prix cacher le fait qu'elle est actrice. Ce n'est, certes, pas un gros mensonge, mais tout de même... Ça m'a chicoté. 

« - Quand vous aimez un homme, vous ne le lui dites pas ?
- Pas forcément.
- Qu'est-ce qui vous en empêche ?
- La peur, répondit Mia.
- La peur de quoi ?
- La peur de faire peur.
- Qu'est-ce que c'est compliqué tout ça ! Alors que faut-il faire, dire ou ne pas dire, quand on aime quelqu'un.
- Il faut attendre un peu.
- Attendre quoi, qu'il soit trop tard ?
- Qu'il ne soit pas trop tôt. »

L'écriture de Marc Levy est facile à lire et bien vite, on arrive à la fin du roman sans s'en rendre compte. Il mélange bien les dialogues et les descriptions: je ne sentais pas que certains éléments étaient superflus à la compréhension de l'histoire. 

Bref, à chaque fois, Marc Levy me fait passer un bon moment. Ce n'est plus un auteur que je lis aussi souvent qu'avant, mais je prends toujours un petit plaisir à (re)découvrir ses livres.

★★★☆☆

mardi 29 mars 2016

Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Résumé

À Longbourn, dans le Hertfordshire, Mrs Bennet, femme de pasteur, est déterminée à marier ses cinq filles afin d'assurer leur avenir.
Lorsqu'un riche jeune homme loue le domaine voisin de Netherfield, elle espère vivement qu'une de ses filles saura lui plaire et met tout en oeuvre pour arriver à ses fins.
Elizabeth observe avec ironie les manigances de sa mère. Si elle apprécie le charmant Mr Bingley, elle est tout d'abord irritée par le comportement dédaigneux de son ami, le fier Mr Darcy.
Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennet, Jane Austen offre une satire des conventions de la bonne société à la fin du XVIIè siècle.





Ce que j'en pense

Ce livre, je dirais qu'il me hante depuis qu'il a trouvé refuge dans ma bibliothèque. Plutôt, le fait que je ne le lise pas me hante depuis des années. Je veux dire... Orgueil et Préjugés. Juste ces trois mots. On ne peut se dire passionné de littérature si on ne l'a pas lu, non ? Enfin, je ne veux pas embarquer dans ce débat, mais tout de même. Je crois fortement qu'on doit lire ce livre, qu'on en ait envie ou non. Juste parce que c'est Orgueil et Préjugés. 

« À ceux qui ne changent jamais d'opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup. »

Ce livre raconte l'histoire de la famille Bennet, ou plutôt de ses cinq filles. La mère, Mrs Bennet, veut à tout prix marier ses filles et bien sûr, elle cherche à les marier aux hommes les plus fortunés. Mr Bingley arrive dans le décor et Jane, l'aînée des soeurs, s'éprend rapidement de ce jeune homme. Toutefois, il semble bien que les soeurs Bennet aient une malédiction qui plane sur elles, car les choses ne se passent pas vraiment comme prévu et le malheur réside dans leur demeure un peu trop souvent...

Avant de lire ce roman, j'avais grandement entendu parler d'Élizabeth et de Mr Darcy. Et, naïvement peut-être, je croyais qu'Orgueil et Préjugés était leur rencontre, leur histoire d'amour. Et bien, je me suis plantée, mais pas juste un peu. Certes, Elizabeth demeure le personnage principal du roman : l'histoire est souvent racontée sous son point de vue. Toutefois, Mr Darcy... comment d'apparition fait-il ? Sept, huit, peut-être ? Pas assez à mon goût, ça c'est sûr ! Je comprends qu'à cette époque, ce n'était pas facile d'entretenir des relations à cause de la distance et du manque de moyen de transport, mais j'ai beaucoup de mal avec cette idée qu'on peut aimer quelqu'un sans le connaître. Malgré tout, j'ai adoré suivre l'avancement de la relation entre Elizabeth et Darcy. Et, bien sûr, j'ai eu le coup de foudre total pour Darcy. Son orgueil, sa fierté, sa froideur, tous ses défauts se transformaient en qualité à mes yeux. C'est un homme avec un fort caractère qui n'a peur de rien pour arriver à ses fins. Puis, que dire d'Elizabeth ? C'est une femme têtue, admirable et déterminée. J'ai adoré apprendre à la connaître et cheminer avec elle. 

Ainsi, si le livre ne parle pas d'Elizabeth et de Darcy, de quoi parle-t-il ? En fait, l'histoire entre Mr Bingley et Jane est très importante. Elle est un peu le point central, car c'est grâce à Mr Bingley que Darcy et Elizabeth se rencontrent. Les trois autres soeurs sont un peu mises en arrière-plan, mais à un moment, Lydia prend de l'importance et franchement, elle m'a agacée au plus haut point. La mère, Mrs Bennet, est assez énervante aussi, mais on peut comprendre ses désirs si on se met à sa place. Le père, tant qu'à lui, m'a charmée juste pour sa relation avec sa fille, Elizabeth. Il se préoccupe beaucoup d'elle et c'est beau à voir. 

« - Il y a, je crois, en chacun de nous un défaut naturel que la meilleure éducation ne peut arriver à faire disparaître. 
- Le vôtre est une tendance à mépriser vos semblables.
- Et le vôtre, répliqua-t-il avec un sourire, est de prendre une malin plaisir à défigurer leur pensée. »

En fait, l'histoire d'Orgueil et Préjugés en elle-même n'est pas exceptionnelle. C'est surtout ses personnages qui font son essence. Et puis, certains sont aimables, alors que d'autres sont détestables. Ça permet un certain équilibre. 

L'écriture de Jane Austen est belle et facile à lire malgré que le livre soit un classique. Je n'ai pas été émue par ses mots, mais je sais reconnaître une belle plume quand j'en lis une. Alors ne vous bloquez pas au fait que ce soit un classique, l'écriture est accessible pour tous.

Bref, si je peux vous donner un conseil, ne vous attendez pas à une histoire d'amour à tomber par terre en lisant Orgueil et Préjugés. Ce livre est, certes, une romance, mais il n'y a pas de grande histoire d'amour. Enfin, à mes yeux. Toutefois, lisez ce roman. Lisez-le parce que c'est un roman révolutionnaire pour la femme, lisez-le parce que c'est Jane Austen, mais lisez-le surtout parce que ce livre mérite d'être lu. Tout simplement.

Pour terminer, je remercie Sandrine avec qui j'ai fait cette lecture commune ! J'ai bien aimé discuter avec toi des avancements de notre lecture. On le refait une prochaine fois, c'est certain. 

★★★☆☆

mercredi 9 mars 2016

Les filles au chocolat T1: Coeur cerise de Cathy Cassidy

Résumé

Je m'appelle: Cherry Costello
Mon âge: 13 ans
Je suis: secrète, débordante d'imagination
Mon style: jeans skinny, tee-shirts à motifs japonais
J'aime: les fleurs de cerisier, les roulottes à gitans
Je rêve: d'être acceptée par mes quatre nouvelles demi-soeurs

Mon problème: je suis amoureuse du petit-ami de ma demi-soeur...


Publié en 2014 aux éditions Pocket Jeunesse
247 pages



Ce que j'en pense

Nous sommes le 9 mars et ce n'est que ma première lecture. Ça m'inquiète un peu, mais je vais tout faire pour me rattraper. Passons.

J'ai ce livre dans ma bibliothèque depuis moins d'un an, mais ça fait très longtemps que je veux le lire. Quand je l'ai acheté, j'ai lu quelques pages et puis je l'ai laissé de côté. Pourquoi ? Je ne sais pas, car c'est pourtant une histoire qui se lit très rapidement. Ce n'était peut-être juste pas le bon moment.

Coeur cerise raconte l'histoire de Cherry, une jeune fille qui emménage chez sa belle-mère avec son père. Grosse surprise: elle a 4 demi-soeurs. Très tôt, Cherry a peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas être appréciée. Elle vivra de grosses émotions à la Tanglewood House avec les soeurs Tanberry, mais elle arriverait à s'en sortir.

Dans ce tome 1, le personnage principal est Cherry Costello, une jeune fille de 13 ans. Cherry est une fille débordante d'imagination qui ne cesse de confondre ses rêves avec la réalité. Aux premiers abords, ça a un aspect adorable, mais à la longue... Cherry m'a franchement déçue. Ses demi-soeurs l'adorent comme elle est (à une exception près), mais elle ne cesse de leur raconter des mensonges sur sa vie d'avant. Elle n'avait aucun ami, mais elle leur dit qu'elle en avait des tonnes, qu'elle avait un copain... Ça m'a énervée au plus haut point. J'avais envie de la secouer et de lui dire que ça ne servait à rien, que les filles l'aiment comme elle l'est et qu'elle n'a pas besoin d'impressionner personne. Mais je ne pense pas qu'elle aurait compris. Elle a ce besoin en elle, ce besoin de toujours inventer, de créer. Le seul hic, c'est qu'elle ne l'utilise pas convenablement.

« Le passé est un truc dangereux. On peut le revivre à travers une histoire, le rendre plus doux, plus beau qu'il n'est vraiment... mais pendant la nuit, la vérité refait sournoisement surface, et on se réveille avec un goût amer dans la bouche. »

L'histoire de ce premier tome fait assez rêvé avec tous ces chocolats et ces beaux endroits. J'aurais bien aimé pouvoir y vivre et surtout, j'aurais adoré avoir la petite roulette de Cherry. C'aurait été un endroit parfait pour lire en paix.

Les personnages secondaires débordent tous de rêves. Et même si l'histoire n'est pas centrée sur eux, on embarque dans leurs histoires et on souhaite que tout aille pour le mieux. Honnêtement, toutes les filles, sauf Honey, sont adorables et j'aurais bien aimé être à la place de Cherry, malgré les nombreux problèmes qu'elle rencontre.

L'écriture de Cathy Cassidy m'a laissé de marbre. Ce n'est rien de spectaculaire, mais je me dis que, comme la narratrice à 13 ans, elle se doit de parler comme une jeune fille. Si on le voit de cette façon, c'est plutôt bien réussi.

Le seul point négatif que je peux retirer de cette lecture est que c'est vraiment une lecture jeunesse. Toutefois, les personnages semblent tous assez matures pour leur âge. Pour le côté jeunesse, il faut dire que c'est assez prévisible avec la quatrième de couverture et la jolie couverture. Toutefois, ce n'est pas quelque chose qui m'a déçue, puisque je savais à quoi m'attendre. Je pense que c'est une lecture qui est faite pour être lue vite, pour faire du bien et pour nous faire rêver.

Bref, malgré tout, je compte bien lire la suite de cette saga. Je sais qu'il y a quand même plusieurs tomes, mais j'y vais un jour à la fois ! Pour l'instant, j'aime bien et j'ai hâte de voir ce que les autres soeurs Tanberry me réserve !

★★★☆☆

lundi 29 février 2016

Dans l'or du temps de Claudie Gallay

Résumé

Un été en Normandie. Pris dans les filets d'une vie de famille, le narrateur rencontre une vieille dame singulière, Alice. Entre cet homme taciturne et cette femme trop longtemps silencieuse se noue une relation puissante, au fil des récits que fait Alice de sa jeunesse, dans le sillage des surréalistes et dans la mémoire de la tribu indienne Hopi. La vie du narrateur sera bouleversée devant « la misère, la beauté, tout cela intimement lié ». 


Publié aux éditions J'ai lu en 2006
349 pages




Ce que j'en pense

À chaque fois que je vais dans une librairie, dans une bibliothèque, je regarde s'il n'y aurait pas un livre de Claudie Gallay que je n'ai pas lu. Très souvent, je n'y retrouve que Les Déferlantes ou Seule Venise. Quel bonheur d'enfin trouver un de ses livres non-lus ! Le résumé ne m'attirait pas forcément, mais c'est Claudie Gallay... Je ne pouvais faire autrement que d'acheter ce roman.

Dans l'or du temps raconte l'histoire d'un homme qui, un jour, se rend chez une vielle dame pour une histoire de fraises. C'est banal, ça n'a rien de bien important. Pourtant, le narrateur retourne chez Alice. Encore. Et encore. À chaque jour, puis à chaque semaine. À travers les souvenirs d'Alice et les bribes de vie du narrateur se créé un lien indéfinissable qui les unira pour toujours. 

Alice est une femme intéressante qui a un lourd passé. Aux premiers abords, on ne s'attend pas à toutes ces révélations chocs. On pense qu'Alice n'est qu'une vielle dame solitaire qui vit avec son chat et sa soeur. Mais elle est bien plus que ça. Elle est habitée par une histoire sombre, quoique assez fascinante. Elle est directe et elle arrive toujours à ses fins, je l'ai aimé pour ça. Ses petites pertes de mémoire la rende drôle et attachante. En fait, Alice est ce genre de personne avec qui j'aurais aimé passé un après-midi, m'asseoir et parler.
Le narrateur, tant qu'à lui, est bien différent. Tout d'abord, son nom n'est jamais révélé. C'est comme si Claudie Gallay cherchait à le rendre inatteignable, voire même distant ou froid. L'effet est réussi: j'ai eu l'impression qu'il ne vivait pas dans le même monde que les autres durant ma lecture. Il est père de famille, mais on voit bien que, même s'il dit aimer sa femme et ses enfants, il n'est pas vraiment présent pour eux. Il est là physiquement, mais jamais psychologiquement. Alice lui reproche souvent d'être trop silencieux, de ne jamais répondre à ses questions, mais il finit par s'y faire, par s'y habituer. J'ai appris qu'on ne peut pas changer les autres et je pense qu'Alice le sait aussi.

« Elle avait fait développer les photos des cailloux. Elle me les a montrées. Les cailloux tout seuls et les cailloux avec nous.
- Elles sont belles, n'est-ce pas ?
Je n'ai pas su si elle parlait des filles ou des photos.
Les filles souriaient. Anna aussi.
C'est juste moi. Moi j'étais un peu comme les cailloux. »

La relation que partage ses deux êtres est exceptionnel. Le lien qui les unit est tellement fort. Pourtant, ce lien ne s'explique pas... C'est comme cette théorie du fil rouge: « Un fil rouge invisible relie ceux qui sont destinés à se rencontrer et ce, indépendamment du temps, de l'endroit ou des circonstances. Le fil peut s'étirer ou s'emmêler, mais il ne cassera jamais… » Le narrateur ne peut s'empêcher de retourner chez son amie même si sa femme est attristée par cette situation. Elle pense même qu'il la trompe. Bien sûr, la relation entre les deux protagonistes est bien plus forte que tout ça. Ce qu'ils partagent, ce qu'ils vivent, c'est magique, c'est spirituel, c'est quelque chose qui n'arrive qu'une fois dans une vie. Alors, même si le narrateur est conscient de choisir Alice contre sa famille, il ne peut faire autrement. Il y a certaines choses qui doivent en être ainsi. 

Passons maintenant à cette histoire, ces souvenirs qu'Alice dévoile. Au début, je ne comprenais pas. Et surtout, je n'aimais pas ça. Pour faire court, le père d'Alice est photographe et il décide, un jour, de partir en voyage avec sa fille dans une village indien. Là-bas, ils rencontrent des gens qui vivent pour leurs dieux, pour leurs traditions, pour leur culture. C'est assez complexe et je ne veux pas m'étaler par peur de dire la mauvaise chose. 
Comme je disais, au début, ça me m'intéressait pas du tout. Il y avait des passages qui ne concernaient que l'histoire de ce peuple et je décrochais complètement. C'est la raison pour laquelle j'ai mis aussi longtemps à finir ce roman. Plus tard, lorsqu'Alice en dévoile davantage, j'ai commencé à mieux comprendre et alors, cette histoire m'a paru fascinante. Ma lecture s'est donc mieux terminée qu'elle a commencé. 

Peut-être, qu'à ce moment, vous vous demandez pourquoi j'aime autant les romans de Claudie Gallay. En général, ce n'est jamais pour l'histoire. (Quoique...). C'est pour l'écriture, la plume de cette femme. Les phrases courtes, les chapitres courts, tout est court, mais bien pensé. Tellement bien pensé. Et placé. Les mots sont simples, mais ils ont quand même des effets coup-de-poing. J'arrive à ressentir le mal-être de tous ces personnages, même si leur histoire est complètement différente de la mienne. Je ne saurais expliqué comment Claudie Gallay arrive à faire ça, mais je peux dire que ça m'atteint. À chaque fois.

« - Le couple... C'est étrange n'est-ce pas, tout ce qu'il faut mettre en pratique pour le faire exister... Je n'aurais pas pu survivre à cela. [...] Vous avez tort de quitter Anna.
- Je ne la quitte pas.
- Bien sûr que si vous la quittez... [...] Vous la quittez et vous ne vous en rendez même pas compte. »

Bref, même si je me suis longuement ennuyée durant ma lecture, je suis contente d'ajouter ce livre à mes livres lus. Si vous souhaitez connaître cette auteure, je vous conseille de commencer par Les Déferlantes. Vous ne pouvez vous trouver. Ensuite, L'amour est une île, Seule Venise, Une part de ciel...Vous aurez compris: le choix n'est pas ce qui manque !

★★★☆☆

mardi 9 février 2016

Le silence de Mélodie de Sharon M. Draper

Résumé

Quand j'ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient de mots, et tous mes mots avaient une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n'ai jamais prononcé un seul mot. J'ai bientôt onze ans.



Publié en 2015 aux éditions Michel Lafon
282 pages










Ce que j'en pense

En voyant ce livre dans les rayons à la bibliothèque, je l'ai pris sans trop me poser de questions. Je savais qu'il figurait parmi les livres jeunesse, mais ça fait toujours du bien de varier ses lectures. J'ai donc commencé ma lecture doucement, sans rien attendre ni anticiper. 

Le silence de Mélodie raconte l'histoire d'une jeune fille de onze ans atteinte d'une paralysie cérébrale. Elle est très intelligente, même plus que la plupart des jeunes de son âge, elle comprend tout ce qu'on lui dit quand on lui parle, mais elle ne peut pas parler. Tout son corps, à l'exception de ses pouces, est paralysé. Elle se déplace en fauteuil roulant, elle a besoin qu'on la fasse manger, qu'on l'habille, qu'on l'aide à aller à la salle de bain. Elle est dépendante des gens qui s'occupent d'elle, mais ça n'enlève en rien la petite merveille qu'elle est.

Comme je n'ai pas d'enfants, je ne peux pas vraiment m'imaginer comment ce serait d'avoir un enfant handicapé. Cependant, en lisant ce livre, j'arrivais très bien à ressentir la détresse des parents. Bien sûr, ils aiment Mélodie, bien sûr, ils feraient n'importe quoi pour elle. Mais ce n'est pas toujours facile. Parfois, après une longue journée, ils aimeraient bien se reposer et se prélasser, mais c'est impossible. De l'autre côté, on ressent aussi très bien la frustration de Mélodie. Par exemple, lorsqu'elle était plus jeune, elle avait un poisson rouge. Un jour, il a sauté en bas de son bocal. Elle a crié, crié et crié pour alerter sa mère. Comme elle ne venait pas, elle a tenté de le sauver en faisant tomber le bocal pour que le poisson reçoive de l'eau. Quand sa mère est arrivée, elle pensait que Mélodie avait voulu tuer le poisson. Honnêtement, cette jeune fille est d'une force et d'une endurance incroyable. Durant tout le roman, je n'ai cessé d'avoir de l'admiration pour elle. Ce devait être extrêmement dur de vivre dans sa peau.

« Maman est revenue en me grondant une nouvelle fois.
- Ton poisson est mort, Mélodie. Je ne comprends pas pourquoi tu t'en es prise à cette pauvre petite créature. Il était heureux dans son petit monde.
Justement, je me suis demandé s'il l'était vraiment, au fond. Il en avait peut-être ras le bocal de tourner en rond au-dessus de ses petits cailloux. Peut-être qu'il n'en pouvait plus. Moi-même, c'est ce que je ressens, parfois. »

Heureusement, Mélodie a une panoplie de gens fantastiques qui prennent bien soin d'elle. Madame V. est juste parfaite. Elle repousse sans cesse les limites de l'enfant et elle n'arrête jamais de croire en ses capacités tant intellectuelles que physiques. Ensuite, Penny est une petite boule d'énergie qui apporte un charme supplémentaire à l'histoire. Catherine, son éducatrice, est formidable et elle prenait toujours bien le temps de comprendre ce que Mélodie voulait vraiment.

Malheureusement, comme le personnage principal a onze ans, les enfants sont de vrais monstres avec elle. Quelques-uns se moquent d'elle, l'imitent... Ceux qui se disent ses amis n'hésitent pas à l'abandonner dès que l'occasion se présente. Franchement, les enfants n'ont aucun respect et aucune compréhension. Je les aurais bien secoués.

En général, j'ai tout apprécié de cette histoire. Elle n'est pas compliquée, les personnages principaux sont adorables et l'intrigue est bien ficelée. Le seul point négatif que j'ai retiré est que la première moitié du livre ne relate que des souvenirs de Mélodie. Ainsi, il n'y a aucune réelle progression, aucune réelle histoire, car elle ne fait que raconter comment s'est passé son enfance. Je dois avouer que ces souvenirs sont nécessaires pour aider à la compréhension de son handicap pour le lecteur, mais je pense que l'auteur a abusé. J'aurais préféré davantage de moments présents que passés.

L'écriture de Sharon M. Draper est admirable, car même si la narratrice est une jeune enfant de onze ans, on n'a jamais l'impression de lire un bébé. Le texte est bien adapté pour tous les âges. 

Bref, je comprends certainement mieux maintenant comment se déroule la vie d'une personne atteinte de paralysie cérébrale. Ils sont touchants, drôles, intelligents: ils sont humains. C'est ça le message le plus important que dégage ce livre: ces personnes sont normales. Certes, elles ont leurs différences (comme tout le monde, non?), mais elles ne méritent pas d'être traitées comme des marginaux. Je recommande ce livre à ceux qui veulent en apprendre sur la vie de ces personnes atteintes de cette maladie. 

★★★☆☆

dimanche 7 février 2016

Popcorn de Ben Elton

Résumé


Bruce Delamitri réalise des films où les tueurs ont la vedette. Des films spectaculaires, au réalisme effrayant. Il est loin de se douter que la réalité dépasse la fiction. Mais, une nuit, après son triomphal succès à la soirée des Oscars, deux vrais tueurs débarquent à Beverly Hiils et le prennent en otage. Ces fans d'un genre très spécial vont imaginer un scénario dont il sera la victime...




Publié 1999 aux éditions France Loisirs
317 pages




Ce que j'en pense

Avant que l'ami de mes parents ne me parle de ce livre, je n'avais aucune idée ce que c'était. Ni le titre, ni l'auteur ne me disait quelque chose. Pour la continuité de ce blog et pour ma culture personnelle (j'imagine), Stéphane, l'ami de mes parents, m'a prêté ce livre. Ma curiosité, étant plus forte que tout, m'a poussée à lire ce livre le plus tôt possible. Maintenant, c'est chose faite !

Popcorn raconte l'histoire d'un cinéaste très réputé avec ses films violents, sanglants et sexuel. Les avis à son sujet sont assez mitigés; certains le détestent, alors que d'autres l'idolâtrent. Le livre commence la journée des Oscars. Évidemment, Bruce remporte cet Oscar. Durant la soirée suivant la cérémonie, Bruce rencontre une femme charmante, Brooke, qu'il invite chez lui. Une fois arrivés à son appartement, ils sont surpris par le duo de meurtrier le plus populaire du moment: les Hyènes des hypers. 

Dès les premières pages, le lecteur est propulsé dans l'histoire. Et c'est peu dire. J'avais du mal à me situer. Un passage, on suit les deux tueurs, après, Bruce est dans une émission de télévision. C'est dur de suivre ce changement quand l'histoire n'est pas bien établie. À mes yeux, il manquait gravement de chronologie. Plus tard, cet effet de changer de scène aussi rapidement aurait pu être bien, en fait c'est un peu utilisé, mais au début, c'est trop. Ça ne fait que commencer et on est déjà perdu... 

Un autre aspect qui m'a dérangée est la présence accrue de violence. Je suis quelqu'un de très pacifiste, alors toute cette violence... ça m'a perturbée. Après tout, je pense que c'est peut-être nécessaire qu'il y ait autant de violence pour que le message, la critique sociale soit bien comprise. De plus, le sexe est largement exploité dans ce roman. Quand Bruce gagne son Oscar, la seule chose à laquelle il pense (ou presque) est le fait qu'il y a d'innombrables femmes dans la pièce, donc plusieurs poitrines. Ça donne une idée du genre de personne qu'il est... 

« - On est des boucs émissaires ! Ce pays est confronté à une crise qui touche la loi et le maintien de l'ordre, une crise cataclysmique ! Alors, il faut un coupable. Et, comme les hommes politiques refusent de porter le chapeau, on cherche ailleurs. Et on tombe sur les amuseurs publics, sur les artistes. Mais ce ne sont pas les artistes qui créent la société, figurez-vous. Ils se contentent de lui renvoyer son image à l'aide d'un miroir. Peut-être bien que ce vous voyez dans ce miroir ne vous plaît pas. Mais n'essayez pas de nous changer, nous les artistes. C'est plutôt la société qu'il faut changer. »

Pour poursuivre, Bruce, le personnage principal, est un être égoïste qui aime choquer. Ce n'est pas le genre de personnages que j'aime, mais j'ai aimé le détester. Quand il est confronté aux tueurs, je me demandais: est-ce que je veux qu'il s'en sorte? Est-ce que ça m'importe? Malgré moi, malgré mes ressentis face à cet homme, je souhaitais qu'il sorte vivant de cette histoire. Ensuite, les deux autres personnages principaux de Popcorn sont, bien évidemment, les deux tueurs: Wayne et Scott. Ce sont des êtres méchants, dépourvus de sentiments (quoiqu'ils en disent) et avec comme seule envie de régner sur les autres. Vers la fin de l'histoire, Wayne confronte Bruce et j'ai bien aimé ce qu'il avait à dire sur la société, sur l'influence qu'ont les gens importants sur les autres. Ces deux monstres sont plus intelligents que je pensais.

J'ai l'impression de n'avoir mentionné que les aspects négatifs de ce roman, mais ne vous inquiétez pas! J'ai noté quelques points qui m'ont plu. 
Tout d'abord, la critique sociale dans ce roman est tellement forte. Les films de Bruce sont dits comme étant le reflet de la société américaine par certains, alors que d'autres disent que ses films ne sont qu'un divertissement. Cependant, avec Wayne et Scott, on voit bien que la société américaine n'est pas rose... Et puis, quel est le rôle de l'artiste dans tout ça? Vers la fin, la discussion entre Bruce et Wayne est centrée sur ce sujet et c'est de loin mon passage préféré. À un autre moment, les médias entrent dans le décor et c'est tout simplement à se tordre de rire. Tout ce qu'ils disent juste pour écouler le temps, juste pour parler, c'est atroce. Toutefois, ça permet de s'ouvrir les yeux sur la réalité des choses. Les médias ont tendance à nous polluer l'esprit, quoi qu'on en dise. 

Ensuite, je ne saurais vraiment expliquer pourquoi, mais j'ai vécu une certaine addiction face à ce livre. Je voulais lire, je voulais savoir ce qui allait se passer, j'avais besoin de le savoir. La preuve, je l'ai lu très rapidement. 

Pour terminer cette chronique qui s'éternise, je le réalise bien, je voulais mentionner la présence du cinéma dans ce livre. Bien sûr, le personnage principal est un cinéaste, alors le lien est facile à faire. Mais à plusieurs reprises, les scènes sont décrites comme dans un scénario de film. Comme ça, ça aide bien à s'imaginer les décors et les endroits où les personnages se trouvent. Cependant, j'avais peur de découvrir que cette histoire n'était que le scénario d'un film de Bruce... Rassurez-vous, ce n'est pas le cas.

Bref, je pense que ça suffit largement. Je tiens tout spécialement à remercier Stéphane de m'avoir prêté ce livre. Même si ça n'a pas été un coup de coeur, je suis très contente de l'avoir lu. C'est toujours bon de sortir de sa zone de confort et de découvrir de nouvelles choses. Merci à toi!

★★☆☆☆

mercredi 3 février 2016

La nuit des temps de René Barjavel

Résumé

L'Antarctique. À la tête d'une mission scientifique française, le professeur Simon fore la glace depuis ce qui semble une éternité. Dans le grand désert blanc, il n'y a rien, juste le froid, le vent, le silence.
Jusqu'à ce son, très faible. À plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l'euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place.
Un roman universel devenu un classique de la littérature mêlant aventure, histoire d'amour et chronique scientifique.

Publié en 1968 chez Pocket
407 pages





Ce que j'en pense

Il y a de ça trop longtemps, j'avais acheté ce livre par simple curiosité. J'en avais entendu parler, mais très peu. Je savais que ce livre avait une certaine renommée, alors pour parfaire ma culture personnelle, je me suis dit qu'il serait temps de le sortir de ma bibliothèque. 

La nuit des temps est un roman de science-fiction racontant l'histoire d'un groupe de scientifiques qui découvre deux humains endormis dans une pièce sous plus de 900 mètres de glace. Ces êtres y sont prisonniers depuis plus de 900 000 ans, mais leur corps est toujours intact et on dirait qu'une seule nuit a passé. Ainsi, les scientifiques feront tout ce qui est en leur pouvoir pour réveiller ces deux êtres et pour connaître leur histoire.

Il est bien rare que je lise des romans de science-fiction. En fait, il se pourrait bien que ce soit l'un des premiers. J'ai bien aimé, mais ce n'est définitivement pas mon genre préféré. Cependant, je me dois d'admettre que l'histoire dans La nuit des temps est très bien développé et que l'auteur sait comment nous garder captivé jusqu'à la toute fin.

À mes yeux, le point le plus fort de ce roman est le lien qui unit tous les scientifiques. Car, afin de percer les mystères concernant ces deux êtres du passé, les scientifiques ont besoin des hommes les plus intelligents de tous les pays. Ainsi, il y a des Français, des Anglais, des Chinois, des Allemands, bref, tout le monde est rassemblé. Bizarrement, malgré leurs coutumes et leurs idéologies différentes, ils arrivent à trouver un terrain d'entente. Et c'est ça que j'ai aimé: voir des gens tellement différents faire des compromis sans avoir en tête leur petite personne. Le seul point important étaient la survie des deux humains. C'était ça et c'est tout.

« Pourtant, nous sommes tous pareils... Nous avons quelque chose en commun qui est plus fort que nos différences : c'est le besoin de connaître. Les littérateurs appellent ça l'amour de la science. Moi, j'appelle ça la curiosité. Quand elle est servie par l'intelligence, c'est la plus grande qualité de l'homme. Nous appartenons à toutes les disciplines scientifiques, à toutes les nations, à toutes les idéologies. Vous n'aimez pas que je sois un Russe communiste. Je n'aime pas que vous soyez de petits capitalistes impérialistes lamentables et stupides, empêtrés dans la glu d'un passé social en train de pourrir. Mais je sais, et vous savez que tout ça est dépassé par notre curiosité. Vous et moi, nous voulons savoir. Nous voulons connaître l'Univers dans tous ses secrets, les plus grands et les plus petits. Et nous savons déjà au moins une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables, et que chacun de notre côté, dans notre morceau de connaissance et dans notre nationalisme misérable, c'est pour les hommes que nous travaillons. Ce qu'il y a à connaître ici est fantastique. Et ce que nous pouvons en tirer pour le bien des hommes est inimaginable. Mais si nous laissons intervenir nos nations, avec leur idiotie séculaire, leurs généraux, leurs ministres et leurs espions, tout est foutu ! »

Un autre point fort est les détails de l'histoire concernant ces deux êtres humains prisonniers de la glace. Elle est détaillée, approfondie et touchante. Dans ce livre, ils sont nos ancêtres et pourtant, ils connaissent tellement plus de choses que n'importe quel scientifique de renom. Comme quoi il faut être attentif à ce que nos ancêtres nous lèguent.

D'un autre côté, il y a un aspect qui m'a déçue: la relation entre Simon et Eléa. Je ne veux pas dévoiler qui sont ces deux personnages, par peur de trop en dire, mais l'amour que ressent Simon envers la jeune femme m'a tellement semblé... irréel, impossible et naïf. Je veux dire, ils ne se parlent que très peu, ils ont du mal à se comprendre totalement, comment peut-il se dire amoureux d'elle ? Cependant, ils semblent passer tout leur temps ensemble... Je pense que l'auteur aurait dû inclure plus de moments partagés entre ces deux personnages pour approfondir les liens de leur relation. Ça manquait de profondeur et d'explication. Pour être franche, je pense que je m'attendais à une grande histoire d'amour.

« Tu me comprends, tu avais compris, peut-être pas tous les mots, mais assez de mots pour savoir combien, combien je t'aimais. Je t'aime, l'amour, amour, ces mots n'ont pas de sens dans votre langue, mais tu les avais compris, tu savais ce qu'ils voulaient dire, ce que je voulais te dire, et s'ils ne t'avaient pas apporté l'oubli et la paix, ils t'avaient donné, apporté, posé sur toi assez de chaleur pour te permettre de pleurer. »

L'écriture de l'auteur est facile d'accès malgré la présence de termes scientifiques. J'ai beaucoup aimé les passages en italiques qui relataient les pensées de Simon. Aussi, les chapitres ne font jamais plus de sept à huit pages, alors c'est un point important pour moi qui prend toujours des pauses durant ma lecture.

Bref, je suis bien contente découvert ce classique de la science-fiction. Je pense me souvenir longtemps de cette histoire juste pour son côté humain et vrai. Peut-être qu'un jour les humains de notre planète accepteront de ne faire qu'une seule équipe.

★★★☆☆

jeudi 14 janvier 2016

Sylvia de Leonard Michaels


Résumé


Un amour passionnel unit Leonard à Sylvia dans le New York des années soixante. Lui est un écrivain tourmenté, elle une amante excessivement jalouse et possessive. Vivant au rythme halluciné du Greenwich Village de l'époque, celui du jazz de Miles Davis et de la prose de Kerouac, Leonard nie la réalité, refusant de voir l'issue tragique où l'entraîne sa relation destructrice... 


Publié pour la première fois en 1992
150 pages





Ce que j'en pense

Ce petit livre traitait dans ma bibliothèque depuis bien longtemps maintenant. En cherchant un nouveau roman à lire, je suis tombée sur celui-là et après avoir lu le résumé, je me suis dit que j'avais bien envie de le lire maintenant.

Sylvia est une histoire d'amour autobiographique entre Leonard et Sylvia. Leonard est un jeune homme des plus normaux, alors que Sylvia est dérangée au plus haut point. Tout au long du roman, on se demande comment un homme si bon, si tendre peut aimer une femme comme elle. À plusieurs reprises, Leonard réalise que Sylvia est déséquilibrée mentalement et qu'elle fait exprès de lui faire du mal. Parfois, elle lui dit certaines choses dans le seul but de le blesser. Pourtant, il ne la quitte pas. Lui qui rêve d'écrire, il ne peut même pas s'enfermer tranquille dans une pièce, car Sylvia se sent alors délaissée et elle pense que Leonard ne l'aime plus. Il lui arrive même pas de tirer le téléphone contre le mur, ou même la machine à écrire de Leonard. Elle est folle, elle est méchante, il n'y a rien de bon en elle. Je sais que certaines personnes, comme Leonard, mettrait tout sur le dos de la maladie mentale... mais tout de même, elle n'essaie même pas d'aller mieux ou d'être gentille avec Leonard.  Franchement, cette femme est un monstre.

« Sylvia a découvert en moi une maladie sentimentale handicapante. Nous l'alimentions chacun à notre façon. Je n'étais pas gentil, pensai-je, alors qu'elle était un précieux mécanisme dont les ressorts et les engrenages d'une extrême fragilité avaient été brutalement endommagés par le chagrin. Cette peine lui donnait accès à la vérité. Si Sylvia disait que j'étais méchant, elle avait raison. J'en ignorais la raison, mais c'était parce que j'étais méchant. Aveuglé par la méchanceté. »

Leonard est un homme très fidèle et qui prend bien longtemps à réaliser que sa vie serait mieux sans Sylvia. Pourtant, même s'il le sait, il n'arrive pas à s'éloigner d'elle bien longtemps. C'est triste, car un homme comme lui mérite qu'on l'aime à sa juste valeur. Il a tout fait pour Sylvia et elle ne l'a jamais remercié. Je pense que, juste pour ça, jamais je ne pourrai apprécier cette femme. 

Le côté autobiographique de ce récit est troublant. Dès les premières pages, dès les premières chicanes, on se demande comment une relation aussi malsaine peut perdurer. Dans les années soixante, les maladies mentales étaient très tabous, alors c'est sûrement pour cette raison que Leonard a toujours choisi d'endurer les sautes d'humeurs de sa compagne. Il a été un amoureux et un mari hors pair pour cette femme et j'espère qu'elle réalise qu'elle ne l'a jamais mérité. 

« Je décrivais nos disputes dans un journal intime car j'étais de moins en moins capable de me rappeler comment elles débutaient. Une insulte proférée par inadvertance, puis une colère disproportionnée. Je ne savais pas pourquoi cela arrivait. J'étais l'objet d'une terrible fureur, mais qu'avais-je fait ? Qu'avais-je dit ? Parfois, j'avais l'impression que cette rage n'était pas vraiment dirigée contre moi. Je me trouvais simplement sur la ligne de tir[...]. »

À mes yeux, le point le plus fort de ce roman est l'écriture de l'auteur. Leonard Michaels est un écrivain qui a été trop peu connu. Pourtant, sa plume est exceptionnelle, très poétique et enivrante. Même si l'histoire relatée est atroce, la plume de Leonard Michaels nous charme complètement.

Pour conclure, je pense qu'il est important de lire ce roman pour réaliser à quel point certaines relations peuvent être malsaines. Il est extrêmement rare qu'elles le soient à ce point, mais je pense que lire ce petit roman peut faire ouvrir les yeux des gens sur leur propre relation. De plus, avec ses 150 pages, il se lit très bien.

« Il aurait été facile de quitter Sylvia. Si cela avait été difficile, je l'aurais peut-être fait. » 

★★★☆☆

mercredi 16 décembre 2015

Wild Cards T.1: Attirance et confusion de Simone Elkeles

Résumé

Ashtyn croyait sa vie sur des rails jusqu'à l'université. Elle n'avait pas prévu qu'elle serait élue capitaine de son équipe de football américain et que son petit ami, footballeur lui aussi, le prendrait si mal.
Elle n'avait pas imaginé, surtout, qu'un garçon comme Derek, provocateur et terriblement séduisant, viendrait semer le trouble dans son existence bien réglée.
Ashtyn pourrait craquer et se laisser aller, mais elle n'est sûre que d'une chose: les garçons comme Derek, pour qui la vie est un jeu, finissent toujours par vous quitter. Et rien ne lui fait plus peur que l'idée d'être abandonnée...


Paru aux Éditions La Martinière Jeunesse en 2014
349 pages




Ce que j'en pense

Quand j'ai vu ce livre dans les nouveautés de la bibliothèque, je me suis dit: pourquoi pas ? J'avais déjà lu Irrésistible alchimie du même auteur et je me souvenais avoir passer un bon moment. Alors, avec les examens de fin de session, c'est d'un livre comme ça dont j'avais de besoin. 

L'histoire débute avec une Ashtyn sûre d'elle-même et indépendante. Bien avant l'arrivée de Derek, les embrouilles commencent à s'empiler et Ashtyn ne sait plus où donner de la tête. Déjà, elle fait parti d'une équipe de football américain où elle est la seule fille, alors ce n'est pas de tout repos. Derek entre dans la vie d'Ashtyn, car sa soeur, Brandi, est la belle-mère de Derek et ils déménagent chez elle pour un certain temps. Leur première rencontre est catastrophique, mais bien drôle. S'ensuit des querelles sans fin entre les deux jeunes, mais aussi quelques beaux moments qui sont souvent trop courts. Ainsi, Ashtyn et Derek devront trouver le moyen de s'entendre, même si tout semble les opposer.

Ashtyn est un personnage que j'ai dû apprendre à apprécier. Elle désire tellement tout contrôler que c'en est énervant, alors elle ne me plaisait pas beaucoup. Cependant, quand on commence à découvrir ses secrets et son petit côté sensible, elle m'a davantage plu. Pour ce qui est de Derek, je dois dire que je l'ai apprécié dès les premières lignes. Il est arrogant, mais grâce à la narrative subjective, on voit bien qu'il n'est jamais mené de mauvaises intentions envers Ashtyn. Il a lui aussi un passé assez douloureux, alors je me suis immédiatement attaché à lui. Pour ce qui est des autres personnages, j'ai bien aimé la grand-mère de Derek qui n'apparaît que vers la fin. C'est une dame déterminée et autoritaire, mais qui sait être charmante. 

La relation des deux adolescents est un peu cliché, mais on embarque bien quand même. Ils se détestent, s'apprécient, se détestent, s'apprécient. C'est un peu le jeu du chat et de la souris. À travers leur relation, ils cheminent grandement en tant qu'individus et c'est ce qui m'a le plus plu. Derek apprend à se battre pour ce qu'il désire vraiment et Ashtyn découvre que ce n'est pas tout le monde qui est sur cette Terre pour l'abandonner. 

« - Je n'ai rien fait avec la fille que tu as vue ce soir, dit-il enfin. Elle voulait que je l'emmène à l'étage, mais je ne l'ai pas fait.
- Pourquoi ?
Pendant un long moment, il ne répond pas. Mais il finit par prendre la télécommande et coupe le son de la télé. Il se passe une main dans les cheveux, je retiens ma respiration. Il se tourne alors vers moi, ses yeux transpercent les miens, et il dit finalement:
- Pour toi. »

Bref, je suis bien contente d'avoir lu un second livre de Simone Elkeles. Je pense bien retenter l'expérience un jour, mais pas à la suite de ce premier tome puisqu'il traite des autres personnages et que ça ne m'intéresse pas forcément. Par contre, si vous avez envie d'un petit moment de détente sans prise de tête, ce livre est pour vous.

★★★☆☆

mercredi 18 novembre 2015

La Maison de la Nuit T1: Marquée de P.C. & Kristen Cast



Résumé...

Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres...
Un soir, après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : « Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend à la Maison de la Nuit ». À ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée, mais -elle le sait- elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir. 

Paru en 2010 aux éditions Pocket Jeunesse
327 pages




Mon avis...

Le premier tome de cette longue saga ne m'a jamais réellement fait de l'oeil. Allez savoir pourquoi, j'ai quand même décidé de l'emprunter un après-midi où je suis allée à la bibliothèque. Au final, j'ai bien apprécié et l'histoire est divertissante.

Quand j'ai commencé ce roman, j'ai eu la frousse. Parce que tout va tellement, mais tellement trop vite. C'est à la limite du dérangement. L'histoire commence et déjà, Zoey fait face à des évènements déchirants. J'aurais aimé que les auteurs prennent le temps de créer une base solide pour bien encrer le lecteur dans son histoire. Le problème demeure toujours un peu le même durant les 327 pages: ça va trop vite... mais j'ai fini par m'habituer à ce rythme de lecture et c'est pourquoi j'ai terminé ce livre en moins de 24 heures.

Lorsque Zoey fait son entrée à La Maison de la Nuit, elle est immédiatement accueillie par un groupe d'amis plus qu'attachants. J'espère que rien de grave ne leur arrivera et qu'ils vont tous réussir leur Transformation. J'ai accroché plus fort sur deux personnages : Neferet et Érik. Neferet est la mentor de Zoey. C'est une femme forte qui se fait respecter, mais qui sait être douce avec ses novices. Érik, tant qu'à lui, est le garçon de l'histoire, le garçon qui fait rêver tout le monde. Dans ce premier tome, on n'apprend pratiquement rien sur lui, mais j'espère que les auteurs vont remédier à la situation, car il me plait bien à moi aussi ! 
Inévitablement, il y a une chipie : Aphrodite. Elle joue bien son rôle de peste. Elle est énervante, mais ça reste tolérablement. Cependant, je pense que ça risque de dégénérer si je me fie à la fin du tome 1... À suivre!

Bref, je suis bien contente d'avoir lu Marquée. Je lirai sans doute le tome suivant, mais je pense espacer mes lectures de cette saga par peur de me tanner. Il y a quand même 11 ou 12 tomes, alors je vais y aller tranquillement.

★★★☆☆