dimanche 7 février 2016

Popcorn de Ben Elton

Résumé


Bruce Delamitri réalise des films où les tueurs ont la vedette. Des films spectaculaires, au réalisme effrayant. Il est loin de se douter que la réalité dépasse la fiction. Mais, une nuit, après son triomphal succès à la soirée des Oscars, deux vrais tueurs débarquent à Beverly Hiils et le prennent en otage. Ces fans d'un genre très spécial vont imaginer un scénario dont il sera la victime...




Publié 1999 aux éditions France Loisirs
317 pages




Ce que j'en pense

Avant que l'ami de mes parents ne me parle de ce livre, je n'avais aucune idée ce que c'était. Ni le titre, ni l'auteur ne me disait quelque chose. Pour la continuité de ce blog et pour ma culture personnelle (j'imagine), Stéphane, l'ami de mes parents, m'a prêté ce livre. Ma curiosité, étant plus forte que tout, m'a poussée à lire ce livre le plus tôt possible. Maintenant, c'est chose faite !

Popcorn raconte l'histoire d'un cinéaste très réputé avec ses films violents, sanglants et sexuel. Les avis à son sujet sont assez mitigés; certains le détestent, alors que d'autres l'idolâtrent. Le livre commence la journée des Oscars. Évidemment, Bruce remporte cet Oscar. Durant la soirée suivant la cérémonie, Bruce rencontre une femme charmante, Brooke, qu'il invite chez lui. Une fois arrivés à son appartement, ils sont surpris par le duo de meurtrier le plus populaire du moment: les Hyènes des hypers. 

Dès les premières pages, le lecteur est propulsé dans l'histoire. Et c'est peu dire. J'avais du mal à me situer. Un passage, on suit les deux tueurs, après, Bruce est dans une émission de télévision. C'est dur de suivre ce changement quand l'histoire n'est pas bien établie. À mes yeux, il manquait gravement de chronologie. Plus tard, cet effet de changer de scène aussi rapidement aurait pu être bien, en fait c'est un peu utilisé, mais au début, c'est trop. Ça ne fait que commencer et on est déjà perdu... 

Un autre aspect qui m'a dérangée est la présence accrue de violence. Je suis quelqu'un de très pacifiste, alors toute cette violence... ça m'a perturbée. Après tout, je pense que c'est peut-être nécessaire qu'il y ait autant de violence pour que le message, la critique sociale soit bien comprise. De plus, le sexe est largement exploité dans ce roman. Quand Bruce gagne son Oscar, la seule chose à laquelle il pense (ou presque) est le fait qu'il y a d'innombrables femmes dans la pièce, donc plusieurs poitrines. Ça donne une idée du genre de personne qu'il est... 

« - On est des boucs émissaires ! Ce pays est confronté à une crise qui touche la loi et le maintien de l'ordre, une crise cataclysmique ! Alors, il faut un coupable. Et, comme les hommes politiques refusent de porter le chapeau, on cherche ailleurs. Et on tombe sur les amuseurs publics, sur les artistes. Mais ce ne sont pas les artistes qui créent la société, figurez-vous. Ils se contentent de lui renvoyer son image à l'aide d'un miroir. Peut-être bien que ce vous voyez dans ce miroir ne vous plaît pas. Mais n'essayez pas de nous changer, nous les artistes. C'est plutôt la société qu'il faut changer. »

Pour poursuivre, Bruce, le personnage principal, est un être égoïste qui aime choquer. Ce n'est pas le genre de personnages que j'aime, mais j'ai aimé le détester. Quand il est confronté aux tueurs, je me demandais: est-ce que je veux qu'il s'en sorte? Est-ce que ça m'importe? Malgré moi, malgré mes ressentis face à cet homme, je souhaitais qu'il sorte vivant de cette histoire. Ensuite, les deux autres personnages principaux de Popcorn sont, bien évidemment, les deux tueurs: Wayne et Scott. Ce sont des êtres méchants, dépourvus de sentiments (quoiqu'ils en disent) et avec comme seule envie de régner sur les autres. Vers la fin de l'histoire, Wayne confronte Bruce et j'ai bien aimé ce qu'il avait à dire sur la société, sur l'influence qu'ont les gens importants sur les autres. Ces deux monstres sont plus intelligents que je pensais.

J'ai l'impression de n'avoir mentionné que les aspects négatifs de ce roman, mais ne vous inquiétez pas! J'ai noté quelques points qui m'ont plu. 
Tout d'abord, la critique sociale dans ce roman est tellement forte. Les films de Bruce sont dits comme étant le reflet de la société américaine par certains, alors que d'autres disent que ses films ne sont qu'un divertissement. Cependant, avec Wayne et Scott, on voit bien que la société américaine n'est pas rose... Et puis, quel est le rôle de l'artiste dans tout ça? Vers la fin, la discussion entre Bruce et Wayne est centrée sur ce sujet et c'est de loin mon passage préféré. À un autre moment, les médias entrent dans le décor et c'est tout simplement à se tordre de rire. Tout ce qu'ils disent juste pour écouler le temps, juste pour parler, c'est atroce. Toutefois, ça permet de s'ouvrir les yeux sur la réalité des choses. Les médias ont tendance à nous polluer l'esprit, quoi qu'on en dise. 

Ensuite, je ne saurais vraiment expliquer pourquoi, mais j'ai vécu une certaine addiction face à ce livre. Je voulais lire, je voulais savoir ce qui allait se passer, j'avais besoin de le savoir. La preuve, je l'ai lu très rapidement. 

Pour terminer cette chronique qui s'éternise, je le réalise bien, je voulais mentionner la présence du cinéma dans ce livre. Bien sûr, le personnage principal est un cinéaste, alors le lien est facile à faire. Mais à plusieurs reprises, les scènes sont décrites comme dans un scénario de film. Comme ça, ça aide bien à s'imaginer les décors et les endroits où les personnages se trouvent. Cependant, j'avais peur de découvrir que cette histoire n'était que le scénario d'un film de Bruce... Rassurez-vous, ce n'est pas le cas.

Bref, je pense que ça suffit largement. Je tiens tout spécialement à remercier Stéphane de m'avoir prêté ce livre. Même si ça n'a pas été un coup de coeur, je suis très contente de l'avoir lu. C'est toujours bon de sortir de sa zone de confort et de découvrir de nouvelles choses. Merci à toi!

★★☆☆

mercredi 3 février 2016

La nuit des temps de René Barjavel

Résumé

L'Antarctique. À la tête d'une mission scientifique française, le professeur Simon fore la glace depuis ce qui semble une éternité. Dans le grand désert blanc, il n'y a rien, juste le froid, le vent, le silence.
Jusqu'à ce son, très faible. À plus de 900 mètres sous la glace, quelque chose appelle. Dans l'euphorie générale, une expédition vers le centre de la Terre se met en place.
Un roman universel devenu un classique de la littérature mêlant aventure, histoire d'amour et chronique scientifique.

Publié en 1968 chez Pocket
407 pages





Ce que j'en pense

Il y a de ça trop longtemps, j'avais acheté ce livre par simple curiosité. J'en avais entendu parler, mais très peu. Je savais que ce livre avait une certaine renommée, alors pour parfaire ma culture personnelle, je me suis dit qu'il serait temps de le sortir de ma bibliothèque. 

La nuit des temps est un roman de science-fiction racontant l'histoire d'un groupe de scientifiques qui découvre deux humains endormis dans une pièce sous plus de 900 mètres de glace. Ces êtres y sont prisonniers depuis plus de 900 000 ans, mais leur corps est toujours intact et on dirait qu'une seule nuit a passé. Ainsi, les scientifiques feront tout ce qui est en leur pouvoir pour réveiller ces deux êtres et pour connaître leur histoire.

Il est bien rare que je lise des romans de science-fiction. En fait, il se pourrait bien que ce soit l'un des premiers. J'ai bien aimé, mais ce n'est définitivement pas mon genre préféré. Cependant, je me dois d'admettre que l'histoire dans La nuit des temps est très bien développé et que l'auteur sait comment nous garder captivé jusqu'à la toute fin.

À mes yeux, le point le plus fort de ce roman est le lien qui unit tous les scientifiques. Car, afin de percer les mystères concernant ces deux êtres du passé, les scientifiques ont besoin des hommes les plus intelligents de tous les pays. Ainsi, il y a des Français, des Anglais, des Chinois, des Allemands, bref, tout le monde est rassemblé. Bizarrement, malgré leurs coutumes et leurs idéologies différentes, ils arrivent à trouver un terrain d'entente. Et c'est ça que j'ai aimé: voir des gens tellement différents faire des compromis sans avoir en tête leur petite personne. Le seul point important étaient la survie des deux humains. C'était ça et c'est tout.

« Pourtant, nous sommes tous pareils... Nous avons quelque chose en commun qui est plus fort que nos différences : c'est le besoin de connaître. Les littérateurs appellent ça l'amour de la science. Moi, j'appelle ça la curiosité. Quand elle est servie par l'intelligence, c'est la plus grande qualité de l'homme. Nous appartenons à toutes les disciplines scientifiques, à toutes les nations, à toutes les idéologies. Vous n'aimez pas que je sois un Russe communiste. Je n'aime pas que vous soyez de petits capitalistes impérialistes lamentables et stupides, empêtrés dans la glu d'un passé social en train de pourrir. Mais je sais, et vous savez que tout ça est dépassé par notre curiosité. Vous et moi, nous voulons savoir. Nous voulons connaître l'Univers dans tous ses secrets, les plus grands et les plus petits. Et nous savons déjà au moins une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables, et que chacun de notre côté, dans notre morceau de connaissance et dans notre nationalisme misérable, c'est pour les hommes que nous travaillons. Ce qu'il y a à connaître ici est fantastique. Et ce que nous pouvons en tirer pour le bien des hommes est inimaginable. Mais si nous laissons intervenir nos nations, avec leur idiotie séculaire, leurs généraux, leurs ministres et leurs espions, tout est foutu ! »

Un autre point fort est les détails de l'histoire concernant ces deux êtres humains prisonniers de la glace. Elle est détaillée, approfondie et touchante. Dans ce livre, ils sont nos ancêtres et pourtant, ils connaissent tellement plus de choses que n'importe quel scientifique de renom. Comme quoi il faut être attentif à ce que nos ancêtres nous lèguent.

D'un autre côté, il y a un aspect qui m'a déçue: la relation entre Simon et Eléa. Je ne veux pas dévoiler qui sont ces deux personnages, par peur de trop en dire, mais l'amour que ressent Simon envers la jeune femme m'a tellement semblé... irréel, impossible et naïf. Je veux dire, ils ne se parlent que très peu, ils ont du mal à se comprendre totalement, comment peut-il se dire amoureux d'elle ? Cependant, ils semblent passer tout leur temps ensemble... Je pense que l'auteur aurait dû inclure plus de moments partagés entre ces deux personnages pour approfondir les liens de leur relation. Ça manquait de profondeur et d'explication. Pour être franche, je pense que je m'attendais à une grande histoire d'amour.

« Tu me comprends, tu avais compris, peut-être pas tous les mots, mais assez de mots pour savoir combien, combien je t'aimais. Je t'aime, l'amour, amour, ces mots n'ont pas de sens dans votre langue, mais tu les avais compris, tu savais ce qu'ils voulaient dire, ce que je voulais te dire, et s'ils ne t'avaient pas apporté l'oubli et la paix, ils t'avaient donné, apporté, posé sur toi assez de chaleur pour te permettre de pleurer. »

L'écriture de l'auteur est facile d'accès malgré la présence de termes scientifiques. J'ai beaucoup aimé les passages en italiques qui relataient les pensées de Simon. Aussi, les chapitres ne font jamais plus de sept à huit pages, alors c'est un point important pour moi qui prend toujours des pauses durant ma lecture.

Bref, je suis bien contente découvert ce classique de la science-fiction. Je pense me souvenir longtemps de cette histoire juste pour son côté humain et vrai. Peut-être qu'un jour les humains de notre planète accepteront de ne faire qu'une seule équipe.

★★★☆☆

mardi 2 février 2016

(Bilan) Janvier 2016


En ce deux février, je vous retrouve un peu à contre-coeur pour vous faire part de mon bilan du mois de janvier. Non pas qu'il y ait un quelconque problème avec vous, c'est plutôt moi. Je m'explique. En date du 14 janvier, j'avais déjà trois livres de lus. Et combien en ai-je lu après cette date ? Aucun. Je suis affreusement déçue de moi, car je n'ai repris les cours que le 25 janvier, alors j'aurais eu amplement le temps de lire. Certes, j'ai beaucoup travaillé et j'ai essayé de passer du bon temps, mais je regrette de ne pas avoir lu au moins deux livres de plus. Bref, j'espère me rattraper en février.

Sur une note plus positive, même si je n'ai lu que trois livres, j'ai eu deux coups de coeur parmi ceux-ci. Tous nos jours parfaits ainsi que La Vérité sur l'Affare Harry Quebert sont des bijoux, des vraies petites perles. Ils m'ont charmée du début à la fin et grâce à eux, j'ai passé d'excellents moments. Même que je les ai terminés à contre-coeur ! J'aurais aimé ne jamais quitter ces deux histoires et leurs personnages. Pour ce qui est de Sylvia, je suis bien contente de l'avoir sorti de ma pile à lire, car j'ai découvert un auteur avec une plume sublime et très poétique. 

Bref, voici le bilan numérique:
Trois livres pour 1374 pages

En février, je vous souhaite de belles lectures 
et un réchauffement de la température (si possible) !

jeudi 14 janvier 2016

Sylvia de Leonard Michaels


Résumé


Un amour passionnel unit Leonard à Sylvia dans le New York des années soixante. Lui est un écrivain tourmenté, elle une amante excessivement jalouse et possessive. Vivant au rythme halluciné du Greenwich Village de l'époque, celui du jazz de Miles Davis et de la prose de Kerouac, Leonard nie la réalité, refusant de voir l'issue tragique où l'entraîne sa relation destructrice... 


Publié pour la première fois en 1992
150 pages





Ce que j'en pense

Ce petit livre traitait dans ma bibliothèque depuis bien longtemps maintenant. En cherchant un nouveau roman à lire, je suis tombée sur celui-là et après avoir lu le résumé, je me suis dit que j'avais bien envie de le lire maintenant.

Sylvia est une histoire d'amour autobiographique entre Leonard et Sylvia. Leonard est un jeune homme des plus normaux, alors que Sylvia est dérangée au plus haut point. Tout au long du roman, on se demande comment un homme si bon, si tendre peut aimer une femme comme elle. À plusieurs reprises, Leonard réalise que Sylvia est déséquilibrée mentalement et qu'elle fait exprès de lui faire du mal. Parfois, elle lui dit certaines choses dans le seul but de le blesser. Pourtant, il ne la quitte pas. Lui qui rêve d'écrire, il ne peut même pas s'enfermer tranquille dans une pièce, car Sylvia se sent alors délaissée et elle pense que Leonard ne l'aime plus. Il lui arrive même pas de tirer le téléphone contre le mur, ou même la machine à écrire de Leonard. Elle est folle, elle est méchante, il n'y a rien de bon en elle. Je sais que certaines personnes, comme Leonard, mettrait tout sur le dos de la maladie mentale... mais tout de même, elle n'essaie même pas d'aller mieux ou d'être gentille avec Leonard.  Franchement, cette femme est un monstre.

« Sylvia a découvert en moi une maladie sentimentale handicapante. Nous l'alimentions chacun à notre façon. Je n'étais pas gentil, pensai-je, alors qu'elle était un précieux mécanisme dont les ressorts et les engrenages d'une extrême fragilité avaient été brutalement endommagés par le chagrin. Cette peine lui donnait accès à la vérité. Si Sylvia disait que j'étais méchant, elle avait raison. J'en ignorais la raison, mais c'était parce que j'étais méchant. Aveuglé par la méchanceté. »

Leonard est un homme très fidèle et qui prend bien longtemps à réaliser que sa vie serait mieux sans Sylvia. Pourtant, même s'il le sait, il n'arrive pas à s'éloigner d'elle bien longtemps. C'est triste, car un homme comme lui mérite qu'on l'aime à sa juste valeur. Il a tout fait pour Sylvia et elle ne l'a jamais remercié. Je pense que, juste pour ça, jamais je ne pourrai apprécier cette femme. 

Le côté autobiographique de ce récit est troublant. Dès les premières pages, dès les premières chicanes, on se demande comment une relation aussi malsaine peut perdurer. Dans les années soixante, les maladies mentales étaient très tabous, alors c'est sûrement pour cette raison que Leonard a toujours choisi d'endurer les sautes d'humeurs de sa compagne. Il a été un amoureux et un mari hors pair pour cette femme et j'espère qu'elle réalise qu'elle ne l'a jamais mérité. 

« Je décrivais nos disputes dans un journal intime car j'étais de moins en moins capable de me rappeler comment elles débutaient. Une insulte proférée par inadvertance, puis une colère disproportionnée. Je ne savais pas pourquoi cela arrivait. J'étais l'objet d'une terrible fureur, mais qu'avais-je fait ? Qu'avais-je dit ? Parfois, j'avais l'impression que cette rage n'était pas vraiment dirigée contre moi. Je me trouvais simplement sur la ligne de tir[...]. »

À mes yeux, le point le plus fort de ce roman est l'écriture de l'auteur. Leonard Michaels est un écrivain qui a été trop peu connu. Pourtant, sa plume est exceptionnelle, très poétique et enivrante. Même si l'histoire relatée est atroce, la plume de Leonard Michaels nous charme complètement.

Pour conclure, je pense qu'il est important de lire ce roman pour réaliser à quel point certaines relations peuvent être malsaines. Il est extrêmement rare qu'elles le soient à ce point, mais je pense que lire ce petit roman peut faire ouvrir les yeux des gens sur leur propre relation. De plus, avec ses 150 pages, il se lit très bien.

« Il aurait été facile de quitter Sylvia. Si cela avait été difficile, je l'aurais peut-être fait. » 

★★★☆☆

dimanche 10 janvier 2016

La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Résumé
À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Publié en 2012 aux Éditions De Fallois
 854 pages


Ce que j'en pense

En mai 2015, j'ai acheté ce roman, car il me donnait vaguement envie. Je n'en avais jamais entendu parler, mais en feuilletant quelques pages, l'histoire me semblait prometteuse. Je n'aurais pas pu mieux dire, car ce livre a été un gros coup de coeur et il fait parti de la liste des meilleurs livres que j'ai lus de ma vie. 

Le résumé sur la quatrième de couverture décrit très bien l'histoire, alors je ne pense pas que ce soit nécessaire que j'en rajoute. Cependant, laissez-moi vous dire à quel point cette histoire est prenante, à quel point je combattais le sommeil afin de pouvoir lire juste une page de plus, juste un chapitre de plus... Durant les 800 pages, on ne cesse de découvrir de nouvelles choses, car cette histoire concernant la mort de la petite Nola est bien plus sordide qu'on pourrait le croire. Jamais je n'aurais deviné le meurtrier. Ce qui m'a plu, c'est qu'il y a plusieurs histoires toutes mélangées ensemble. On veut savoir qui a fait du mal à Nola, mais on veut aussi savoir ce qui s'est réellement passé entre Harry et elle. De plus, on est curieux de voir comment Marcus va s'en sortir avec l'écriture de son roman sur l'enquête qu'il mène. Bref, ce roman nous tient en haleine du début à la fin, de A à Z. 

« - Mais Harry, tout est dans votre livre !
- Tout, Marcus, tout. Mais personne n'a jamais cherché à comprendre. Tout le monde a fait de grandes analyses de textes, en parlant d'allégories, de symboles et de figures de style dont je ne maîtrise même pas la portée. Alors que tout ce que j'avais fait, c'était écrire un livre sur Nola et moi. »

Pour ce qui est des personnages, il est important de savoir qu'il y en a énormément, mais que ce n'est jamais perturbant. Marcus, surnommé Le Formidable durant sa jeunesse, est un homme qui veut paraître parfait devant tout le monde. Il veut être admiré de tous et j'avoue que ça m'a énervé. À un moment, je me demandais si j'allais aimer ma lecture à cause de lui... Puis, la même chose est arrivé avec Harry: il m'exaspérait et je ne le supportais plus. Et c'est arrivé avec Nola, avec Jenny, avec tous les autres personnages.. Et c'est là que j'ai réalisé l'ampleur de ce roman: Joel Dicker peint un portrait de la société normale. Dans la vie, on ne peut jamais être en accord avec les choix de tout le monde, même de nos proches. Ça ne veut pas dire qu'on ne les aime pas pour autant. C'est pourquoi je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé le personnage de Marcus, car il est humain et il fait des erreurs comme tous les autres. Cela va de même pour les autres personnages.
Je ne peux pas parler des personnages sans parler de la relation qui unit Marcus et Harry. Ils sont amis, ils sont frères: ils tiennent tellement l'un à l'autre. Malgré leur différence d'âge, ils ont grandi ensemble. Harry a appris d'innombrables choses à Marcus, mais je pense que le contraire est aussi vrai. Sans Marcus. la vérité sur Nola n'aurait jamais été dévoilé. Ce duo est l'un de mes préférés, et de loin. Je ne vous mens pas: je pense que j'aurai du mal à me remettre de ce roman.
Un autre aspect fascinant concernant les personnages est que, comme il y a 800 pages, Joel Dicker a bien pris le temps de nous dévoiler certaines parties de la vie de ses personnages. Au début, il m'arrivait de me dire que ces passages étaient insignifiants, qu'ils ne servaient à rien. Mais non ! Plus on avance, plus on réalise que tout est lié et que tout le monde a vécu ce drame du mieux qu'il a pu. 

« Si les écrivains sont des êtres si fragiles, Marcus, c'est parce qu'ils peuvent connaître deux sortes de peines sentimentales, soit deux fois plus que les êtres humains normaux : les chagrins d'amour et les chagrins de livres. Écrire un livre, c'est comme aimer quelqu'un : ça peut devenir très douloureux. »

Un fait intéressant est que chaque chapitre commence à un conseil de Harry pour Marcus. Il concerne soit l'écriture, la boxe ou simplement la vie. Ces petits passages sont de loin ceux que j'ai préféré.  En avançant dans la lecture, on réalise aussi que chaque conseil nous donne une idée de ce que parlera le prochain chapitre. De plus, pour accentuer le suspense, les chapitres sont en ordre décroissant ce qui fait qu'on est bien conscient du compte à rebours qui est en cours. 
L'écriture de Joel Dicker est une belle révélation pour moi. J'ai noté plusieurs beaux passages et ses mots m'ont charmé. Je n'ai rien de négatif à dire à ce sujet. Je pense que sa plume peut plaire à un grand nombre de gens puisqu'elle est douce, mais cru par moments.

Bref, comment vous faire comprendre à quel point j'ai adoré ce roman ? J'y pense encore et j'ai presque envie de le relire malgré son nombre de pages. Je suis loin d'être une fan de thriller, mais je vous le dis: celui-ci mérite d'être lu. C'est un bijou, une merveille. Je suis tellement contente d'avoir pris l'initiative de le lire. Faites comme moi et n'attendez plus !
Sur ce, je vous laisse sur cet extrait qui dit ce que j'ai toujours cherché à expliquer:

« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l'effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d'un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu'à tout ce qu'il vient de lire, regarder la couverture avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé. »

★★★★★

lundi 4 janvier 2016

Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven


Résumé

L'histoire d'amour de Violet qui réapprend à vivre avec Finch qui veut mourir. 

« Je voudrais te poser une question. Crois-tu que ça existe, un jour parfait ? »




Publié en 2015 aux Éditions Gallimard Jeunesse
370 pages







Ce que j'en pense

À chaque fois que j'allais en librairie, ce livre me faisait de l'oeil. À chaque fois, je le prenais dans mes mains, je le regardais longuement et je le reposais puisque je le trouvais assez cher (30$). Le 24 décembre, c'est avec le plus grand des bonheurs que j'ai déballé ce livre. Je remercie grandement mon frère de me l'avoir offert.

Tous nos jours parfaits raconte l'histoire d'amour de Theodore Finch et de Violet Markey, deux jeunes adolescents qui sont habités par de grandes souffrances. Eleonor, la soeur aînée de Violet, est décédée dans un accident de voiture et, depuis, Violet ne monte plus en voiture et elle n'écrit plus. En d'autres mots, elle a arrêté de vivre et elle se contente d'exister. Finch, tant qu'à lui, vit dans une drôle de famille. Ses parents sont séparés et sa mère ne s'occupe pratiquement pas de lui. Il voit son père tous les dimanches, mais les deux hommes ne s'apprécient guère. À l'école, tout le monde le surnomme le « felé » et il a très peu d'amis. Par dessus tout ça, il est victime de graves sautes d'humeurs qu'il n'arrive pas à contrôler. Bref, Violet et Finch ont du mal à trouver un certain bien-être. 
Leur rencontre a donc lieu sur le toit de l'école, au bord du vide. Les deux y sont pour se suicider. Cependant, Finch finit par convaincre Violet de ne pas sauter et ils redescendent tous les deux. Drôle de rencontre, direz-vous, mais cette rencontre changera leur vie à tout jamais. Pour le meilleur et pour le pire...

« Je connais assez bien la vie pour savoir qu'on ne peut pas compter sur les choses pour demeurer telles qu'elles sont, ou rester à portée de main, même si on ne souhaite que ça. On ne peut pas empêcher les gens de mourir. On ne peut pas les empêcher de partir. On ne ne peut pas s'empêcher soi-même de partir non plus. Je me connais assez pour savoir que personne ne peut me tenir éveillé, m'empêcher de sombrer dans le Grand Sommeil. Ça ne tient qu'à moi. Mais bon sang, que cette fille me plait. »

Dès le premier chapitre, nous sommes dans la tête de Finch. On se laisse facilement charmer par son côté différent et assez bizarre. En effet, Finch change souvent de style, de personnalité. Parfois, il prend un accent australien, d'autres fois un accent britannique. Son style est constamment en changement: il peut passer du bad boy au clochard sans perdre une once de charme. C'est simple: j'adore Theodore Finch. Il m'a beaucoup rappelé Holden de l'Attrape-coeurs ce qui joue en sa faveur. Il est attachant et j'aurais aimé que le livre ne se termine jamais juste pour continuer à découvrir tout ce qui se passe dans sa tête. 
Violet, tant qu'à elle, m'a bien plu, mais pas comme Finch. Avant la mort de sa soeur, elle faisait parti de la bande populaire de l'école et elle sortait avec le garçon parfait. Après la perte d'Eleonore, plus rien de cette vie ne l'intéresse. Lorsqu'elle rencontre Finch, elle a le même réflexe que tout le monde: elle le renie et ne veut rien savoir de lui. Avec le temps, elle décide de devenir amis avec lui et j'ai aimé qu'elle apprenne à le connaître sans trop le juger. Finalement, la jeune fille ne m'a pas marquée comme Theodore, mais j'ai apprécié être témoin de son évolution tout au long de son deuil. 

Dans ce roman, il y a beaucoup d'allusions à d'autres livres et même si ce n'est pas toujours important, ça m'a fait sourire à chaque fois. Dans une phrase, mes deux livres préférés, La Cloche de Détresse et L'Attrape-coeurs, sont nommés. Je pensais rêver tellement j'étais contente. C'est idiot, mais c'est vrai. 

« J'ai appris qu'il y avait du bon dans ce monde, si on prend la peine de bien chercher. J'ai appris que tous les êtres humains ne sont pas forcément décevants, moi y compris, et j'ai appris qu'un tas de terre de trois cent quatre-vingt-sept mètres peut sembler plus haut qu'un clocher quand on s'y perche avec la bonne personne. »

L'écriture de Jennifer Niven est charmante et enivrante. J'ai noté plusieurs passages que je m'amusais à relire et à relire. Cependant, je pense que j'aimerais relire ce livre en Anglais afin de lire la version originale sans traduction. Un effet intéressant de la narration et qu'à chaque chapitre, elle change. Comme ça, on est dans la tête des deux personnages et on peut mieux comprendre leurs visions des évènements.

Bref, je vois bien que ma chronique commence à s'allonger, mais je ne pouvais faire autrement. Je conseille ce roman à tout le monde qui ont aimé Nos étoiles contraires ainsi que Eleonor & Park (comme mentionné sur la quatrième de couverture). De plus, ce roman traite de maladie mentale, alors je pense que tout le monde doit se sensibiliser à ce sujet. Sur ce, n'hésitez plus et foncez lire ce livre !

« Je me souviens de sa main dans la mienne, de la sensation que quelqu'un, que quelque chose m'appartenait. » 

★★★★★

vendredi 1 janvier 2016

(Bilan) BONNE ANNÉE 2016 !



En ce premier janvier, il était important pour moi d'écrire un petit quelque chose. 
Tout d'abord, je vous souhaite à tous une bonne année 2016, j'espère qu'elle sera remplie de bonnes surprises et de bonheur. Côté résolution, je n'en ai pas vraiment. Toutefois, j'aimerais bien commencer à intégrer le végétarisme dans ma vie. J'y pense depuis un moment déjà et quoi de mieux qu'une nouvelle année pour se motiver ? 
Du côté lectures, je me lance un petit défi: j'aimerais lire au moins 52 livres cette année, ce qui revient à un livre par semaine. Avec l'école, ce n'est pas toujours évident de lire mes livres personnels, mais je pense que je peux y arriver. 

Pour revenir un peu en arrière, en décembre, j'ai lu 4 livres. Ce n'est pas grand chose, mais j'ai fait de belles découvertes avec ces quatre lectures, alors je suis comblée. J'aurais pu lire davantage, mais vers la fin du mois, j'ai découvert la série Pretty Little Liars alors la lecture a été mise de côté... 

Sur ce, je vous souhaite de belles lectures et de belles découvertes dans toutes les sphères de votre vie. Prenez soin de vous et de vos proches.

2016, PLEASE BE GOOD TO ME